Et à la fin c'est Kittel qui gagne

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Et à la fin c'est Kittel qui gagne
Et à la fin c'est Kittel qui gagne

Pour cette quatrième arrivée au sprint en quatre jours, Bryan Coquard a bien failli débloquer le compteur français sur ce Tour. Mais il a manqué quelques millimètres au Coq pour venir sauter Marcel Kittel sur la ligne. Dur.

Vous aviez aimé les entrées relevées des dernières éditions avec du pavé mouillé, du vent à décorner des bœufs, des mises en bouche façon ardennaises, des bordures à vous rappeler un bon Gand-Wevelgem des familles et bien ce début de Tour 2016 n'est pas pour vous. Départ de Normandie et géographie oblige, ASO a décidé de renouer avec le ronron des années Leblanc (Jean-Marie l'ancien directeur, pas Luc le régional de l'étape à l'arrivée à Limoges) avec un menu unique réservé aux sprinteurs. Avec 237,5km, cette 5e étape avait pour seule titre de gloire au départ d'être la plus longue de ce Tour de France 2016. Retenu en otage depuis trois jours par le peloton, Alexis Gougeard a lui enfin trouvé la fenêtre pour s'échapper. Claustrophobe, le Normand d'AG2R n'aime pas la promiscuité et préfère ouvrir la route (plus de 1.000 bornes d'échappées depuis le début de la saison). Au détour d'une interview, Jacky Durand – qui s'y connait un peu en matière de baroudeurs – trouvait que le garçon se gâchait un peu à attaquer de loin alors qu'il avait le moteur pour remporter un Paris-Roubaix ou un Tour des Flandres. Encore fallait-il qu'il en soit convaincu. Mais pour sa première sur la Grande Boucle, Gougeard a envie d'afficher le maillot et monte dans l'échappée du jour avec Schillinger, Naesen , Irizar.

47ème jour de course pour Alexis Gougeard cette saison et il a déjà dépassé les 1000 kms en échappé sur les 8000 qu'il a parcouru. #TDF2016

— Le Gruppetto (@LeGruppetto) 5 juillet 2016
Pas de quoi tracasser un peloton où les équipiers des sprinteurs sont passés maîtres à avaler les attaquants du jour dans les dix derniers kilomètres. Merci le cyclisme sur oreillettes. Gougeard avait lui les yeux plus gros que le ventre, à moins qu'il se soit arrêté déguster les pieds de cochon proposés par le champion de France de la spécialité dans Village Départ du truculent Laurent Luyat. Le Français lâche prise à 38km de l'arrivée. Panne de jambes. Le Tour ne pardonne pas les petits coups de mou. Ses anciens camarades de fugue tiennent eux 30 bornes…



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