Estrosi candidat à la primaire UMP, sauf si Sarkozy revient

le
0
ESTROSI CANDIDAT À LA PRIMAIRE UMP, SAUF SI SARKOZY REVIENT
ESTROSI CANDIDAT À LA PRIMAIRE UMP, SAUF SI SARKOZY REVIENT

PARIS (Reuters) - Christian Estrosi annonce vendredi sa candidature à la primaire de l'UMP pour la présidentielle de 2017, mais précise qu'il se retirera si Nicolas Sarkozy entre dans la compétition et présente un projet "compatible avec [s]es convictions".

Le député-maire de Nice, qui n'est pas candidat à la présidence du parti, estime que le parti d'opposition a "besoin d'un chef pour mener le combat" et que l'ancien président doit faire connaître ses intentions "dans les semaines qui viennent".

"Je suis prêt à aller jusqu'au bout, sauf si Nicolas Sarkozy remplit deux conditions. S'il est candidat à la présidence de l'UMP, cela voudrait dire qu'il serait candidat à l'Elysée", déclare-t-il au Monde.

"Dans ce cas, vu notre longue amitié et ma loyauté à son égard, la logique serait que je le soutienne. Mais je me déterminerai aussi en fonction de ce qu'il proposera pour le pays et verrai si ses propositions sont compatibles avec mes convictions", explique le secrétaire général de l'association des "Amis de Nicolas Sarkozy".

L'ancien ministre veut "faire vivre un projet gaulliste" et "parler à tous les Français".

"Nous devons nous adresser aux ouvriers, aux fonctionnaires, aux retraités, aux entrepreneurs ou aux syndicalistes et pas seulement aux électeurs de droite ou du centre", estime-t-il.

"L'UMP doit redevenir un parti populaire, alors qu'il est aujourd'hui un parti de bourgeois et élitiste".

Christian Estrosi, qui soutint François Fillon lors de l'élection interne de 2012 mais a depuis pris ses distances, demande que "les masquent tombent" en vue du congrès de novembre où sera élu le successeur de Jean-François Copé.

"Il est souhaitable que chaque responsable dise clairement s'il est candidat à la présidence, s'il est également candidat à la primaire présidentielle ou qui il soutiendra lors de ces deux échéances", dit-il, visant notamment, sans les nommer, Alain Juppé et François Fillon.

Quant à Nicolas Sarkozy, il est "de moins en moins opposé" à la primaire, affirme Christian Estrosi.

(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant