Essebsi : "La Tunisie ne peut survivre qu'en s'ouvrant sur l'extérieur"

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À l'été 2012, Béji Caïd Essebsi lance son parti Nidaa Tounes.
À l'été 2012, Béji Caïd Essebsi lance son parti Nidaa Tounes.

Il est le premier chef de gouvernement de la Tunisie post-Ben Ali. Fondateur en 2012 du parti Nidaa Tounes (Appel de la Tunisie), formation visant à rassembler l'opposition, Béji Caïd Essebsi, 87 ans et ancien ministre sous Bourguiba, ne cache plus son ambition de se présenter à la future présidentielle. Le Point.fr l'a rencontré.Le Point.fr : Comment avez-vous accueilli la récente formation d'un nouveau gouvernement de technocrates ?Béji Caïd Essebsi : Mardi a été un grand jour pour la Tunisie, notre objectif était le départ de l'ancien gouvernement. C'est fait. Nous étions au creux de la vague. Désormais, la Tunisie va pouvoir repartir vers l'avant. La confiance va revenir, tout comme les investissements.Comment Ennahda a-t-il pu accepter de lâcher les rênes du pouvoir ? J'ai moi-même convaincu Ennahda [parti islamiste au pouvoir depuis fin 2011, NDLR] de participer au dialogue national. J'ai dit à Rached Ghannouchi [chef du parti Ennahda, NDLR] que, s'il ne coopérait pas, son parti serait dégagé par la force. Ennahda a quitté le pouvoir, c'est une première. Généralement, les Frères musulmans, lorsqu'ils accèdent au pouvoir, ne le quittent que par la violence. Nous les avons poussés un peu, et cela, sans effusion de sang. Mais ce que nous leur reprochions, ce n'était pas d'être islamistes, mais d'avoir mal gouverné, d'avoir fait reculer la Tunisie comme jamais, d'avoir conduit le pays vers la faillite....

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  • M3182284 le vendredi 31 jan 2014 à 01:02

    Soit la tunisie met les barbus dehors (en France?) soit elle continue sa marche vers 'lastre mort, comme les pays du sahara islamisés