Essai clinique mortel de Rennes : la toxicité de la molécule en cause

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Le laboratoire Biotrial, à Rennes.
Le laboratoire Biotrial, à Rennes.

L’équipe du CHU de Rennes rend publique les données médicales de quatre participants aux essais de Biotrial, dont celui décédé en janvier.

Que s’est-il passé le 10 janvier et les jours suivants, à Rennes, pour qu’un volontaire participant à l’essai clinique d’une nouvelle molécule décède et que plusieurs autres présentent de graves troubles neurologiques ?

Une partie des faits, qui font l’objet d’une instruction judiciaire, a été rendue publique. Cependant, l’article que l’équipe du centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes, responsable de la prise en charge de ces patients, publie dans le New England Journal of Medicine du jeudi 3 novembre, fournit un compte rendu médical qui éclaire mieux ce drame.

Ce sont bien les effets toxiques sur le cerveau de la molécule testée, liés à son accumulation, qui sont en cause, sans pour autant que le mécanisme soit totalement élucidé. Le professeur Gilles Edan, chef du service de neurologie du CHU de Rennes, et ses collègues ont obtenu le consentement de trois participants et de la famille de celui qui est décédé pour cette publication de leurs données médicales.

Menée à Rennes par le centre d’essais cliniques Biotrial, pour le compte du laboratoire portugais Bial, l’étude visait à tester pour la première fois chez l’homme une molécule, le BIA 10-2474, visant à augmenter les taux de cannabinoïdes produits naturellement dans l’organisme, afin de renforcer leur action analgésique et anti-inflammatoire. L’essai avait fait l’objet au préalable de tests sur quatre espèces animales pour évaluer sa toxicité et les doses de produit auxquelles elle apparaissait.

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