Essai clinique de Rennes : des versions non concordantes

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Le siège de Biotrial le 16 janvier 2016 à Rennes.
Le siège de Biotrial le 16 janvier 2016 à Rennes.

La famille du volontaire décédé, le centre de recherche Biotrial et le laboratoire Bial se préparent à une bataille judiciaire.

Alors que les causes du décès de Guillaume Molinet, vendredi 17 janvier, lors d’un essai clinique de phase I ne sont toujours pas élucidées, les différentes parties affûtent leurs arguments en vue de la procédure judiciaire. Vendredi 11 mars, dans la matinée, l’épouse et le frère de ce père de famille de 49 ans devraient prendre parole pour la première fois, en présence de leur avocat, Me Jean-Christophe Coubris. En attendant d’en savoir davantage, ils ont porté plainte contre X pour « homicide involontaire ». En face, Bial, le laboratoire portugais qui a mis au point la molécule testée, et Biotrial, le centre de recherche où a été conduit l’essai, à Rennes, peaufinent chacun leur version des faits.

Se pose d’abord la question de la prise en charge médicale de M. Molinet, le dimanche 10 janvier, quand sont apparus les effets secondaires de la molécule. Comme les autres volontaires de l’essai, il séjournait dans les locaux du centre Biotrial. « Il a été admis aux urgences du CHU de Rennes à 21 heures seulement, alors que les premiers symptômes avaient commencé dès neuf heures du matin. Il a d’abord eu des troubles visuels, puis une gêne pour s’exprimer et pour marcher, et des maux de tête, mais rien ne lui a été proposé à part du paracétamol », s’étonne Me Coubris. A son arrivée à l’hôpital, un scanner cérébral a été pratiqué, qui n’a rien décelé, mais c’est une IRM qui aurait été nécessaire, selon l’avocat.

Cet examen, qui a finalement mis en évidence une atteinte cérébra...

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