Espoir chez les réformistes après la démission de Benoît XVI

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LA DÉMISSION PROCHAINE DE BENOÎT XVI FAIT NAÎTRE DES ESPOIRS CHEZ LES RÉFORMISTES
LA DÉMISSION PROCHAINE DE BENOÎT XVI FAIT NAÎTRE DES ESPOIRS CHEZ LES RÉFORMISTES

par Catherine Hornby

CITE DU VATICAN (Reuters) - L'annonce de la démission prochaine du pape Benoît XVI a fait naître un espoir parmi les organisations réformistes qui souhaitent un assouplissement de la position de l'Eglise catholique sur la prêtrise des femmes, le célibat des ecclésiastiques et le mariage homosexuel.

Comme son prédécesseur Jean-Paul II, le cardinal Joseph Ratzinger demeurait fermement opposé à l'ordination des femmes et considérait l'union entre personnes de même sexe comme une menace pour l'avenir de l'humanité.

La Conférence pour l'ordination des femmes (COF), qui plaide en faveur de la reconnaissance d'une égalité des droits face à la prêtrise, estime que l'institution catholique a un urgent besoin d'un chef qui acceptera une part croissante des femmes dans les prises de décision.

"Le système actuel se résume à un 'club de vieux garçons' et ne permet par aux voix des femmes de participer aux décisions du prochain dirigeant de notre Eglise", explique Erin Saiz Hanna, responsable de la COF.

"Les gens d'Eglise attendent avec impatience un chef qui ouvrira le dialogue, qui aura le courage de créer un système capable de s'attaquer aux questions du sexisme, de l'exclusion et des abus au sein de l'Eglise", ajoute-t-elle.

La COF dit respecter la décision de Benoît XVI de quitter des fonctions qu'il admet ne plus pouvoir exercer en raison de son âge, mais elle rappelle que son pontificat a marqué "un important pas en arrière" pour les femmes.

L'an passé, le souverain pontife avait fermement réaffirmé l'interdiction de l'Eglise catholique à la présence de femmes prêtres et avait rappelé qu'il ne tolérerait aucune désobéissance des ecclésiastiques sur les enseignements fondamentaux.

Sur ce sujet, la hiérarchie épiscopale n'a eu de cesse de faire rentrer dans le rang tous ceux qui, comme le prêtre autrichien Helmut Schüller ou l'Américain Ray Bourgeois, faisaient entendre une voix dissonante.

Pour justifier son refus, le Vatican fait valoir que les apôtres choisis par le Christ étaient tous des hommes.

Les opposants à cette explication expliquer, eux, que Jésus ne faisait que se conformer aux moeurs de son temps.

Pour les organisations progressistes, le départ de Benoît XVI constitue l'occasion d'ouvrir un débat au sein de l'Eglise et de proposer un partage plus large du pouvoir.

"L'Eglise catholique romaine a besoin d'un pape qui ne décide pas de chaque chose tout seul", estime le mouvement autrichien We Are Church (Nous Sommes l'Eglise), plaidant pour une décentralisation des compétences et des décisions.

L'association appelle également à une "reconnaissance complète" des couples de même sexe et à un assouplissement de la règle du célibat.

Pierre Sérisier pour le service français

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  • M4189758 le mardi 12 fév 2013 à 08:08

    JPi - Le Christ nous a dit que si plusieurs d'entre nous se réunissaient en son nom, il serait parmi nous. Peut-on réfléchir au rôle du prêtre ?

  • M4189758 le mardi 12 fév 2013 à 08:04

    JPi - Avec Benoît 16 l'on peut dire que le renoncement devient possible quand l'esprit prime le temporel. Pour le nouveau Pape y aurait-il un croyant 'papabile' qui ne revêt pas la robe pourpre ?