Espionnage de la NSA : "Personne n'a les moyens de contrôler les États-Unis"

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Angela Merkel, Barack Obama et François Hollande lors du sommet du G8, le 19 mai 2012, à Camp David.
Angela Merkel, Barack Obama et François Hollande lors du sommet du G8, le 19 mai 2012, à Camp David.

Après le Brésil, le Mexique et la France, c'est au tour de l'Allemagne d'apprendre qu'elle est surveillée par la puissante NSA, l'agence de sécurité nationale américaine. D'après l'hebdomadaire allemand Spiegel, qui se fonde sur des documents fournis par l'ex-agent de la NSA Edward Snowden, ce n'est autre que la chancelière allemande, Angela Merkel, qui aurait à son tour été espionnée par les États-Unis, par le biais de son téléphone portable. Une information qui, si elle était confirmée, serait "totalement inacceptable" et porterait un "coup sérieux à la confiance" entre les deux pays alliés, a averti la dirigeante allemande. C'est sur le même ton que François Hollande a fait part lundi à Barack Obama de sa réprobation après la révélation par Le Monde de l'ampleur de l'espionnage de la NSA en France. Mais en dépit des remontrances européennes, les deux chefs d'État disposent-ils réellement de leviers pour faire cesser les activités d'espionnage de Washington ? Directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), Éric Denécé explique au Point.fr pourquoi les États-Unis n'ont aucun intérêt à modifier cette surveillance.

Le Point.fr : Les réactions indignées de la France et de l'Allemagne aux révélations d'espionnage par les États-Unis peuvent-elles porter à conséquence ?

Éric Denécé : Ces cris d'orfraie ne servent à rien. C'est au pire de l'ignorance, au mieux de la...

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  • charleco le jeudi 24 oct 2013 à 18:42

    Forcément, ils fabriquent autant de dollars qu'ils en ont besoin. Avec des milliards d'euros, on pourrait en faire autant qu'eux, mais ce n'est pas la politique de la BCE. Chez nous, on se fait ponctionner un peu plus tous les jours et le gouvernement voudrait que la consommation relance la croissance. Des ânes.