Espionnage américain : que peut faire l'Europe ?

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François Hollande et Angela Merkel peinent à rassembler leurs homologues européens sur les questions d'espionnage américain.
François Hollande et Angela Merkel peinent à rassembler leurs homologues européens sur les questions d'espionnage américain.

Initialement organisé pour discuter notamment du "développement de l'économie du numérique", ou encore des questions d'immigration, le sommet européen qui débute jeudi soir devrait vite laisser place aux nombreux débats sur les récentes révélations d'espionnage américain par la NSA. Dernier élément qui ne manquera pas d'alimenter les discussions : la possible surveillance du téléphone portable d'Angela Merkel par les services secrets américains. Une révélation qui survient quelques jours après le coup de sang de l'exécutif français, ulcéré par l'interception massive de millions de données téléphoniques françaises par la NSA.

Si Berlin et Paris se cantonnent à demander des explications et à convoquer "en urgence" leurs ambassadeurs américains, sur le fond, les deux pays semblent peu enclins à s'aventurer plus loin. L'Union européenne elle-même paraît démunie. Sa principale faiblesse : son éternelle incapacité à établir une politique commune. Les renseignements et la protection des données des Européens n'échappent pas à la règle. Il y a une véritable opacité sur ces sujets et la coopération entre États est quasi inexistante. Difficile alors de mettre sur pied une réponse commune face aux États-Unis.

L'épine britannique

Surtout que certains États freinent du pied quant à d'éventuelles résolutions européennes concernant les activités de la NSA. C'est le cas du Royaume-Uni. Fidèle allié des Américains depuis la Seconde...

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