Espagne. Vaste affaire de corruption autour du chantier du TGV Madrid-Barcelone

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Espagne. Vaste affaire de corruption autour du chantier du TGV Madrid-Barcelone
Espagne. Vaste affaire de corruption autour du chantier du TGV Madrid-Barcelone

La facture était salée pour la ligne de train reliant Madrid à Barcelone. Trop salée du goût du Parquet anti-corruption de Barcelone. Neuf personnes ont en effet été arrêtées ce lundi en Espagne, dans le cadre d'une affaire «de corruption et d'une surfacturation présumée» de pas moins de 6 millions d'euros pour la construction de la ligne à grande vitesse reliant Madrid à Barcelone.  

«La garde civile a arrêté neuf personnes et a mené onze perquisitions» aux domiciles et aux sièges d'entreprises suspectes, dont le gestionnaire public du réseau ferré espagnol Adif, précise le parquet. Les personnes sont notamment «soupçonnées de détournements de fonds publics, de corruption et de faux documents» lors de la construction de la ligne de train à grande vitesse entre Saragosse, Barcelone et la frontière française entre 2008 et 2012.

Les enquêteurs soupçonnent les dirigeants de l'entreprise chargée des travaux, la société Isolux Corsan, d'avoir gonflé des factures avec la complicité de responsables d'Adif, générant «un surcoût illégal au bénéfice de l'entreprise d'environ six millions d'euros», selon le Parquet. 

Parmi les personnes arrêtées, figurent un gérant des infrastructures d'Adif et son collègue chef de travaux de la partie adjugée à Isolux Corsan. Dans cette entreprise, le directeur chargé de la Grande vitesse et un représentant de Corsan à Barcelone ont été arrêtés.

L'une des fiertés économiques espagnoles touchées

Les arrestations font suite à une plainte déposée en janvier dernier par la délégation du Parquet anticorruption à Barcelone.

Les perquisitions étaient destinées à «chercher des documents qui peuvent révèler d'éventuels versements en faveur de fonctionnaires d'Adif différents de ceux qui ont été découverts jusqu'à maintenant», précise-t-il. Selon la presse, les personnes arrêtées dépendant d'Adif ont été suspendues provisoirement de leur ...

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  • uran le mardi 6 mai 2014 à 06:59

    un surcoût illégal au bénéfice de l'entreprise d'environ six millions d'euros. Manifestement quelque chose ne colle pas, la somme est relativement modeste comparée au cout total d'un chantier de ce genre. J'ai l'impression que l'on cherche un bouc émissaire tout en déployant un rideau de fumée pour dissimuler une véritable affaire de détournement de fonds ou d’incompétence derrière une (petite à l'échelle du chantier) corruption.

  • s.lux le mardi 6 mai 2014 à 01:41

    en France ça n'arrive jamais !