Espagne : un risque politique croissant

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Artur Mas, le chef des indépendantistes, a remporté une demi-victoire, avec moins de 50% des voix. (© CDC)
Artur Mas, le chef des indépendantistes, a remporté une demi-victoire, avec moins de 50% des voix. (© CDC)

Après le Grexit, la question catalane : sur le front de l’intégrité de la zone euro, un nuage noir a chassé l’autre. Sans toutefois susciter autant d’inquiétudes chez les inves­tis­seurs. Le résultat du scrutin du 27 septembre en Catalogne a juste ajouté à la nervosité des marchés en début de semaine.

Car le président régional sortant, Artur Mas, n’a pas tout à fait remporté son pari. Il avait dissous cet été le parlement catalan dans l’espoir de transformer les élections anticipées en plébiscite pour l’indépendance. Sa liste Junts Pel Si («ensemble pour le oui») totalise, avec le petit parti séparatiste CUP (gauche radicale), plus de la moitié des sièges, soit 72 sur un total de 135. Mais pas la majorité des votes (47,8%). 

Une formation hétéroclite

Les sécessionnistes se trouvent ainsi privés d’une réelle légitimité pour la mise à exécution de leur projet de déclaration unilatérale d’indépendance. Par ailleurs, dans ce clan politique très hétéroclite, la frange la plus modérée est consciente du coût immédiat d’une séparation qui signerait notamment la sortie de la zone euro, donc la fermeture du guichet de la BCE. Le futur exécutif catalan, qui n’est pas encore formé, pourrait explorer la voie du dialogue avec le gouvernement de Mariano Rajoy, qui se dit d’ailleurs «prêt à écouter et

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  • pierry5 le vendredi 2 oct 2015 à 14:07

    Les catalans sont surtout florissant par leur proximité de la France drainant ainsi une bonne partie des marchandises pour le marché espagnol mais qui transitent par leur territoire ainsi que les sièges sociaux des banques, assurances et autres sociétés qui couvrent l'ensemble du marché espagnol. Si ces derniers rapatrient toutes ces organisations à Madrid par exemple, la Catalogne devient un petit pays lointain et peu florissant.

  • DADA40 le vendredi 2 oct 2015 à 13:55

    Les Corses ont voté leur rattachement à la France lors d'un référendum : ils ne sont pas cons. Rappel : les sondages donnaient un vote inverse à 70% si les continentaux avaient été consultés!

  • DADA40 le vendredi 2 oct 2015 à 13:53

    Et si Madrid demandait le remboursement des dépenses faites pour les jeux olympiques, le renflouement des banques, les infrastructures ferroviaires, aéroportuaires et le reste....qui ont été financées par les autres régions qui s'en trouveraient moins pauvres?

  • Pierusan le vendredi 2 oct 2015 à 13:45

    Le Referendum officieux, organisé il y a quelques mois par les Indépendantistes Catalans, ont drainé 1 800 000 électeurs vers les urnes, dont 80% ont voté OUI à l'Indépendance. Le 27 septembre, il ne s'agissait "que" d'une élection régionale. 47,8% "seulement", peut-être, mais quel camouflet pour Madrid et surtout pour le Senor Ra(ba)joy.

  • pallach le vendredi 2 oct 2015 à 13:26

    Les Catalans veulent quitter l'Espagne mais rester dans la zone euro. A quoi bon ?

  • mlemonn4 le vendredi 2 oct 2015 à 13:09

    Le risque politique n'est pas qu'en Espagne, il existe en France et il est beaucoup plus qu'annoncé que nos élites le prédisent ! les médias et autres cireurs de pompes étant tous inféodés à ce petit de monde monarchique de technocrates qui je le rappelle les subventionnent avec l'argent du contribuable (en France on paie 2 fois les torchons de journaux), minimisent volontairement partout l'ampleur de la raclée des partis de gouvernement traditionnels aux prochaines élections !