Espagne-Rajoy veut former un cabinet, appelle au dialogue

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    * Rajoy veut toujours tenter de former un gouvernement 
    * Ciudadanos réaffirme vouloir rester dans l'opposition 
    * Les socialistes refusent de soutenir Mariano Rajoy 
    * Podemos (gauche) réclame une nouvelle constitution 
 
 (actualisé tout du long) 
    par Julien Toyer et Adrian Croft 
    MADRID, 21 décembre (Reuters) - Le président du gouvernement 
espagnol sortant, le conservateur Mariano Rajoy, a réaffirmé 
lundi soir qu'il allait tenter de former un nouveau cabinet, 
fort, selon lui, du mandat démocratique clair des législatives 
de dimanche où son Parti populaire (PP) est arrivé en tête, mais 
loin de la majorité parlementaire. 
    Il a estimé que plusieurs autres formations politiques 
partageaient avec le PP certaines idées et a lancé un appel au 
dialogue, estimant qu'il importait que le prochain gouvernement 
soit stable. 
    "Le Parti populaire estime qu'il a la responsabilité et un 
mandat pour entamer le dialogue et explorer la faisabilité d'un 
gouvernement stable qui puisse procurer une garantie nécessaire, 
à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Espagne", a dit Mariano 
Rajoy lors d'une conférence de presse, à l'issue d'une réunion 
de la direction du PP. 
    Le PP a obtenu dimanche près de 29% des voix, ce qui se 
traduit par 123 députés sur 350 à la chambre basse du parlement. 
Il est ainsi loin de la majorité absolue et devra composer avec 
une ou plusieurs formations pour se maintenir au pouvoir. 
    Si l'on s'en tient aux dernières déclarations du dirigeant 
de Ciudadanos Albert Rivera, l'appui recherché par Rajoy ne 
viendra pas de cette formation de centre droit récemment apparue 
sur la scène politique, qui a obtenu autour de 14% des voix 
dimanche, soit 40 sièges de députés. 
    Albert Rivera a redit lundi soir que son parti campait sur 
ses positions - être dans l'opposition, ne pas faire partie du 
gouvernement. 
    Les deux grandes formations de gauche, les socialistes du 
Psoe et Podemos (gauche anti-austérité) avaient exclu un peu 
plus tôt de soutenir un gouvernement dirigé par le PP, ce qui 
complique sensiblement la tâche de Mariano Rajoy pour bâtir une 
coalition et rester ainsi au pouvoir. 
    L'Espagne semble ainsi promise à plusieurs semaines de 
tractations politiques. Cette incertitude sur la future 
orientation économique du pays, toujours confronté à un chômage 
de masse après des années de récession, inquiète les 
investisseurs. La Bourse de Madrid  /.IBEX  a clôturé lundi sur 
une forte baisse de 3,6%. 
     
    PODEMOS VEUT UNE NOUVELLE CONSTITUTION 
    "Nous entrons dans une période qui ne sera pas facile", 
avait reconnu plus tôt le président du gouvernement sortant, 
Mariano Rajoy, devant ses partisans réunis au siège du PP dans 
le centre de Madrid. "Il va être nécessaire de conclure des 
pactes et des accords et je vais m'y employer." 
    Albert Rivera a exhorté lundi le Psoe à soutenir au cas par 
cas un gouvernement minoritaire dirigé par le PP. 
    "L'Espagne ne peut pas se permettre de devenir la Grèce. 
L'Espagne ne peut pas devenir un pays chaotique", a-t-il dit à 
la chaîne de télévision Telecinco. 
    Sous la direction de Pedro Sanchez, le Psoe, qui compte 90 
élus, a prévenu qu'il ne formerait pas de grande coalition avec 
le PP. 
    "L'Espagne a voté pour le changement. C'est désormais au PP 
d'essayer de former un gouvernement (...) mais les socialistes 
voteront 'non' à Rajoy et au PP", a déclaré un dirigeant 
socialiste, Cesar Luena, lors d'une conférence de presse. 
    La performance de Podemos, troisième des élections et 
crédité de 69 élus, rééquilibre l'échiquier politique espagnol 
vers la gauche mais une possible coalition formée du Psoe, de 
Podemos et de trois autres formations ne contrôlerait que 172 
sièges. 
    Une telle alliance serait en outre difficile à former étant 
donné les divergences de vues économiques et institutionnelles, 
notamment sur le degré d'autonomie de la Catalogne, entre ces 
différents partis. 
    Pablo Iglesias, le secrétaire général de Podemos, a 
clairement affiché lundi son objectif: "Afin qu'aucun doute ne 
subsiste (...), Podemos ne permettra pas un gouvernement PP ni 
activement ni passivement." Il a ajouté que la priorité de son 
mouvement était de doter le pays d'une nouvelle constitution. 
    La Constitution espagnole ne fixe pas de date-butoir à la 
formation d'un gouvernement mais certains analystes évoquent 
déjà l'hypothèse d'un retour devant les électeurs pour sortir de 
l'impasse en vue. 
     
    Renvois: 
    Résultats des élections   
    Le processus de formation du gouvernement   
     
 
 (Avec le bureau de Madrid; Bertrand Boucey et Eric Faye pour le 
service français) 
 
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  • M3182284 il y a 12 mois

    Podemos réclame la constitution de 1929: celle qui a entraîné les massacres du clergé, le stalinisme et....la guerre civile et le franquisme. L'absence de représentation du peuple entraîne des gens à écouter les sirènes du populisme: mais on sait où ça mène. Tout ça va mal finir, et, comme disait Keynes, à long terme on sera tous morts.

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