Espagne-Rajoy renonce à demander la confiance du Parlement

le , mis à jour à 21:31
0
 (Actualisé, Rajoy renonce à demander la confiance du Parlement) 
    par Julien Toyer 
    MADRID, 22 janvier (Reuters) - Le président sortant du 
gouvernement espagnol, le conservateur Mariano Rajoy qui tentait 
depuis plusieurs semaines de former une nouvelle équipe, a 
renoncé vendredi à demander la confiance du Parlement mais 
entend poursuivre ses efforts pour trouver une majorité. 
    Les élections législatives du 20 décembre ayant privé de sa 
majorité le Parti populaire (PP) de Rajoy, le roi Felipe 
d'Espagne a mené une journée de consultations avec les chefs des 
partis politiques pour tenter de sortir de l'impasse. 
    A la suite de la décision de Mariano Rajoy, le souverain 
aura la semaine prochaine de nouveaux entretiens sur la 
formation du gouvernement, a annoncé le Palais royal. 
    Mariano Rajoy était pratiquement certain de ne pas obtenir 
l'aval des députés alors que la gauche, elle, tente de 
s'organiser pour prendre les rênes du pays. 
    A l'issue de son entretien avec le souverain, le dirigeant 
conservateur a déclaré qu'il n'était pas actuellement en mesure 
de demander la confiance du Parlement mais qu'il ne renonçait 
pas pour autant à rechercher une majorité. 
    "Je suis toujours candidat (au poste de président du 
gouvernement) mais je ne peux pas me présenter maintenant parce 
que je ne dispose pas du soutien nécessaire", a-t-il dit lors 
d'une conférence de presse. 
    Pedro Sanchez, le dirigeant du Parti socialiste (Psoe), a 
refusé pour sa part l'idée d'une grande coalition droite-gauche 
à l'allemande et s'est dit favorable à un rassemblement des 
forces de gauche. 
     
    "RASSEMBLEMENT DE GAUCHE" 
    "Le Parti socialiste fera ce qui est nécessaire pour former 
un gouvernement de changement, progressiste et réformiste", 
a-t-il dit après sa rencontre avec le roi. 
    Le numéro un du parti de la gauche radicale Podemos, Pablo 
Iglesias, s'est dit prêt à participer à un gouvernement d'union 
de la gauche. 
    "J'ai dit (au roi) que nous étions prêts à former un 
gouvernement d'alternance avec les socialistes et Izquierda 
Unida (ex-communistes)", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il 
briguerait le poste de vice-Premier ministre. 
    "L'Espagne ne peut pas se permettre d'attende Rajoy", a 
ajouté Pablo Iglesias. "Nous allons discuter de gouvernement, 
d'équipes et de tâches à mener (avec les socialistes) et nous 
discuterons sans ligne rouge." 
    Le mouvement anti-austérité Podemos est arrivé en troisième 
position des élections législatives. 
    "Les électeurs socialistes ne comprendraient pas que Pablo 
Iglesias et moi ne tentions pas de nous entendre", a souligné de 
son côté Pedro Sanchez. 
    Les anciens communistes d'Izquierda Unida ont annoncé qu'ils 
étaient prêts à se joindre à une coalition de gauche. Le Psoe, 
Podemos et Unida comptent ensemble 161 sièges sur les 350 du 
Parlement, ce qui ne leur assure donc pas une majorité absolue. 
    Pour franchir barre des 176 élus, il leur faudrait composer 
avec les formations régionalistes du Pays basque et de 
Catalogne. 
 
 (Avec Blanca Rodriguez; Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel 
pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant