Espagne-Rajoy appelle à nouveau à constituer une coalition

le
0
    MADRID, 5 mars (Reuters) - Le conservateur Mariano Rajoy a 
appelé samedi les socialistes à participer à une coalition de 
gouvernement afin de mettre fin à l'impasse politique dans 
laquelle se trouve l'Espagne depuis les élections législatives 
du 20 décembre. 
    Président du gouvernement sortant, Rajoy a repris 
l'initiative après l'échec de Pedro Sanchez, leader du Parti 
socialiste (Psoe), dans sa tentative de rassembler une majorité 
parlementaire avec l'appoint des centristes de Ciudadanos cette 
semaine. 
    Les élections de décembre ont privé le Parti populaire (PP) 
de Mariano Rajoy de la majorité absolue dont il disposait au 
parlement et ont débouché sur une fragmentation de la 
représentation politique. 
    Les Espagnols, lassés par les mesures d'austérité et les 
affaires de corruption, ont déserté les partis traditionnels 
pour soutenir deux nouvelles formations, le parti anti-austérité 
Podemos et les centristes de Ciudadanos. 
    Podemos s'oppose à toute coalition incluant le PP et les 
socialistes de Sanchez ont affirmé à plusieurs reprises qu'ils 
ne voulaient pas d'un retour de Rajoy à la tête du gouvernement. 
    S'exprimant samedi devant ses partisans, Mariano Rajoy a 
critiqué Pedro Sanchez pour avoir fait perdre du temps au pays 
en tentant de constituer une coalition dont il savait qu'elle ne 
pourrait jamais disposer de la majorité. 
    Il a appelé les socialistes à soit rejoindre une entente 
avec les conservateurs, vainqueurs des législatives, soit à 
s'abstenir afin de ne pas entraver le processus de constitution 
d'un gouvernement. 
    "Notre proposition est toujours valable", a lancé Rajoy à 
l'adresse du Psoe. "Si elle ne vous convient pas, laissez 
gouverner le parti qui a gagné", a-t-il ajouté. 
    Le PP est arrivé en tête des élections, suivi dans l'ordre 
par les socialistes, Podemos et Ciudadanos.  
    La constitution espagnole prévoit que le gouvernement doit 
obtenir l'approbation du parlement pour entrer fonction. Le 
blocage tient au fait qu'aucun parti ou alliance de partis ne 
dispose de la majorité, même relative, face au refus des autres 
formations. 
    Les différents partis ont désormais jusqu'au 2 mai pour 
trouver un terrain d'entente et mettre fin à la crise. A défaut, 
le parlement sera dissous et de nouvelles élections auront lieu, 
probablement le 26 juin. 
     
     
     
 
 (Pierre Sérisier pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant