Espagne-Pour Podemos, une coalition de gauche est impossible

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 (actualisé avec déclaration d'Iglesias) 
    MADRID, 26 avril (Reuters) - Le chef de file du parti 
anti-austérité espagnol Podemos, Pablo Iglesias, a jugé mardi 
que la formation d'une coalition de gauche avait été rendue 
impossible par les conditions fixées en début de journée par le 
Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). 
    Pablo Iglesias n'a pas précisé quelles conditions lui 
paraissaient incompatibles avec la formation d'une coalition de 
gauche mais il a assuré qu'il était prêt à discuter de la 
formation d'une alliance si les socialistes changeaient de 
position. 
    "Je serais surpris si cela se produisait", a-t-il déclaré, 
tout en ajoutant n'avoir eu aucun contact ces dernières heures 
avec le dirigeant du PSOE, Pedro Sanchez. 
    Le roi Felipe VI devait procéder dans la journée aux 
dernières consultations pour tenter de sortir de l'impasse due 
aux résultats des élections du 20 décembre et d'éviter un retour 
aux urnes en juin. 
    La date limite pour la formation d'un gouvernement est 
formellement fixée au 2 mai, mais, faute d'un accord dans les 
heures qui viennent, le vote de confiance du Parlement ne pourra 
avoir lieu dans les temps. 
    Le socialistes ont dit mardi être prêts à valider 27 des 30 
propositions de la petite formation de gauche Compromis, qui 
dispose de 10 sièges au Parlement, destinées à former une 
alliance sur le modèle de celle qui a été scellée l'année 
dernière entre forces de gauche dans la région de Valence. 
    Depuis les élections de décembre, les négociations entre le 
PSOE et Podemos achoppent sur la politique économique et sur le 
degré d'autonomie à accorder à la Catalogne. 
    Les socialistes ont proposé que le gouvernement de coalition 
ne soit pas composé de toutes les composantes de la gauche mais 
de personnalités indépendantes emmenées par un socialiste. 
    Ils demandaient également aux formations de gauche de 
s'engager à approuver les deux prochaines lois de finance afin 
de garantir la stabilité du gouvernement. En contrepartie, Pedro 
Sanchez proposait un vote de confiance en 2018. 
 
 (Julien Toyer et Sarah White, Jean-Philippe Lefief et Nicolas 
Delame pour le service français) 
 
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