Espagne/Pays-Bas : a-t-on assisté à une révolution ?

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Le 13 juin dernier, les Pays-Bas de Louis van Gaal créaient la première surprise du Mondial brésilien en mettant à terre l'Espagne championne du monde en titre de Vicente del Bosque. Un score sans appel, cinq buts à un, et une manière que personne n'oubliera. Ce jour-là, Robben fuse, Van Persie vole, Sneijder distille, Ramos lâche et Casillas s'écrase. Il est dit que certains événements ont le pouvoir d'accélérer l'histoire. Qu'en est-il pour ce match ?

Ce n'était que la seconde journée de cette Coupe du monde festive. À vrai dire, c'en était même le premier jour, après l'apéritif de la victoire brésilienne dans le désespoir croate. L'ouverture du bal, enfin, avec deux matchs en un jour. Et une danse qui s'annonçait rythmée : Espagne et Pays-Bas, les deux finalistes de la dernière édition. Au début, l'histoire semblait avoir mis en marche son pilote automatique pour s'écrire tranquillement. La malice de Diego Costa, comme toujours, un penalty pour les favoris, comme toujours, et la classe de Xabi Alonso, comme toujours. Puis, comme jamais, il y eut Van Persie, Robben, De Vrij, Van Persie encore, et Robben à nouveau. Pour l'Espagne, la danse devint un insupportable tourbillon. Après neuf mois, qu'est-ce que cette soirée a mis au monde ?


La mort de la possession ? Ou la fin de Xavi ? Devant la transformation actuelle du Barça, toujours plus friand de contre-attaques, la question mérite d'être posée. Mais puisque le Barça et le Bayern dominent encore leur championnat avec près de 70% de possession en moyenne, elle ne peut que rester en suspens. En revanche, si aucun docteur ne peut annoncer la mort de la possession, celle de la possession dictée par Xavi est bel et bien actée. On joue la 26e minute quand le milieu lance parfaitement Diego Costa avec sa spécialité : la "passe de la mort" entre les deux centraux. Pénalty, 1-0. À 1-0, la puissance du résultat nous fait tous penser que Xavi a encore de quoi offrir quelques partitions de génie. Vingt minutes plus tard, les espaces s'élargissent, le contrôle du ballon fuit, et la possession ne connecte plus les joueurs rouges. Xavi se perd, et l'Espagne coule avec lui. Contre le Chili et l'Australie, il ne jouera pas une minute de plus. Lui qui avait voulu prendre sa retraite internationale après l'Euro, qui avait continué pour son coach, pour transmettre un peu plus. En fait, il ne pouvait déjà plus. Après un Clásico désastreux au Bernabéu, la belle histoire barcelonaise s'est aussi terminée. Xavi n'a plus qu'une demi-heure de grand joueur sous le capot. Le reste est mort ce jour-là au Brésil, face à la Hollande du football total, comme un symbole. Sous les yeux compatissants de Van Gaal,…



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