Espagne-Négociations à quatre pour former un gouvernement

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    MADRID, 23 février (Reuters) - Les premières négociations à 
quatre autour des socialistes pour tenter de former un 
gouvernement en Espagne, deux mois après les élections 
législatives, ont eu lieu lundi sans produire de résultat 
concret. 
    Le Parti populaire (PP, droite) du président du gouvernement 
sortant Mariano Rajoy a remporté le scrutin du 20 décembre 
dernier mais a perdu sa majorité absolue à la chambre basse du 
Parlement qui compte 350 députés. 
    Le PP ayant renoncé à former un gouvernement, le Parti 
socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de Pedro Sanchez tente à son 
tour de réunir une majorité, avec Podemos, nouveau venu de la 
gauche radicale au Parlement, et deux petites formations de 
gauche. Les premières négociations ont duré cinq heures lundi. 
    "Nous nous sommes mis d'accord sur les priorités. C'est un 
bon départ, il faut maintenant le concrétiser", a déclaré Inigo 
Errejon, un dirigeant de Podemos lors d'une conférence de 
presse. 
    Les discussions doivent reprendre mardi soir. Un vote de 
confiance est programmé pour le 3 mars au Parlement. 
    Des responsables socialistes rappellent que les quatre 
partis qui négocient n'ont pas ensemble la majorité absolue en 
sièges au Parlement. 
    "Nous nous sommes mis d'accord sur le programme" des 
négociations, a déclaré le porte-parole du groupe socialiste à 
la chambre basse, Antonio Hernando. Il a précisé que les grands 
thèmes n'avaient pas été abordés dans le détail. 
    Pedro Sanchez a aussi rencontré séparément lundi après-midi 
Albert Rivera, son homologue du parti centriste Ciudadanos, 
auter nouveau venu au Parlement, pour étudier les alternatives à 
une coalition de partis de gauche. 
    Pour parvenir à un pacte de gouvernement, les socialistes et 
Podemos devront résoudre leurs divergences sur un certain nombre 
de sujet comme par exemple sur la question d'un référendum 
d'indépendance de la Catalogne. 
    Pour être viable, une alliance entre le PSOE et Ciudadanos 
devrait avoir le soutien de Podemos ou du PP, ce qui semble 
difficile. 
    Si Pedro Sanchez ne parvient pas à former un gouvernement et 
que le PP ne parvient pas à présenter d'alternative viable, de 
nouvelles élections pourraient avoir lieu fin juin. 
    Selon un sondage Sigma Dos publié dimanche dans le quotidien 
El Mundo, le PP, qui est confronté depuis quelques semaines à 
des informations relatives à des affaires de corruption, 
perdrait quatre siège par rapport à son résultat de décembre. 
Podemos en perdrait neuf. C'est Ciudadanos qui en gagnerait le 
plus. 
 
 (Blanca Rodriguez et Sarah White; Danielle Rouquié pour le 
service français) 
 
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