Espagne : les billets de la colère

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Un billet de cinq euros : nouvelle méthode pour clamer son mécontentement face à l'austérité en Espagne.
Un billet de cinq euros : nouvelle méthode pour clamer son mécontentement face à l'austérité en Espagne.

Depuis plusieurs semaines circulent dans les poches et les porte-monnaies ibériques de curieux billets de banque. Face à l'austérité économique ambiante, des Espagnols ont décidé d'épancher leur humeur noire directement sur leurs euros. Les réseaux Twitter et Facebook voient ainsi fleurir les photos de ces coupures aux messages revendicatifs. Sur un billet de 5 euros froissé, Mariano9605 s'adresse à Emilio Botin, le président de la banque Santander : espérant que "ce billet arrivera entre vos mains, je me permets de vous dire que vous pouvez aller en enfer", assène l'Espagnol.

Un autre utilisateur de Twitter, Raul De La Paz Lama, implore sur son billet de 10 euros "quiconque de retourner dans le passé afin que les parents de Rajoy [le Premier ministre, NDLR] ne se rencontrent jamais".Plus dur encore, celui d'El tito Jonan, qui, sur un billet de 50 euros, n'hésite pas à traiter banquiers et hommes politiques de "voleurs et de fils de pute", et à inviter chacun à "leur laisser un message privé qui, j'en sûr, leur parviendra".

Un procédé pour s'adresser aux dirigeants qui peut étonner, mais qui, fort heureusement, n'enlève pas la valeur des billets en euros : même "tachés d'encre, souillés ou imprégnés d'une substance quelconque", ces derniers pourront être échangés, comme le prévoit la décision de la Banque centrale européenne du 23 mars 2003. Le demandeur devra cependant fournir "des explications écrites quant à la nature...

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