Espagne-Le socialiste Sanchez demande le soutien de Podemos

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 (actualisé avec déclarations de Sanchez au Parlement) 
    MADRID, 1er mars (Reuters) - Le chef de file des socialistes 
espagnols, Pedro Sanchez, a demandé mardi au parti 
anti-austérité Podemos de soutenir la coalition qu'il tente de 
mettre sur pied avec le mouvement de centre-droit Ciudadanos 
dans l'espoir de former un gouvernement. 
    Pedro Sanchez, dont la formation politique est arrivée 
deuxième des élections législatives de décembre, n'est pour 
l'heure pas parvenu à réunir autour de lui une coalition viable, 
comme le Président du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, qui 
lui a passé le relais. 
    Pour prendre la tête de l'exécutif espagnol, il devra 
obtenir la majorité absolue mercredi. En cas d'échec, une 
majorité simple suffira lors d'un deuxième scrutin organisé 
vendredi. 
    Malgré l'accord conclu avec la formation de centre-droit 
Ciudadanos, il manque encore 46 voix à Pedro Sanchez pour 
obtenir la majorité absolue et ses chances sont minces d'obtenir 
des soutiens de dernière minute. 
    "Lors des élections, la gauche n'a pas obtenu suffisamment 
de voix pour former un gouvernement d'une seule couleur 
politique", a déclaré Pedro Sanchez devant les parlementaires. 
    "En revanche, ceux qui ont remporté une grosse majorité, ce 
sont les forces du changement", a-t-il ajouté. 
    Le secrétaire général du PSOE a exclu de s'allier au Parti 
populaire de Mariano Rajoy qui privilégie de son côté une large 
coalition avec les socialistes et Ciudadanos. 
    "C'est une erreur de penser que le parti qui a obtenu le 
plus de voix doit gouverner", a-t-il dit, invitant Mariano Rajoy 
à abandonner la partie, ce qui a provoqué une bronca dans les 
rangs des députés du Parti populaire.  
    La formation anti-austérité Podemos, arrivée troisième des 
législatives, refuse de son côté d'entendre parler d'une 
alliance avec Ciudadanos, disant privilégier la conclusion d'un 
pacte entre partis de gauche. 
    Si Pedro Sanchez échoue aux scrutins de mercredi et 
vendredi, les autres partis politiques auront à leur tour deux 
mois pour proposer une alternative. Faute de solution, de 
nouvelles élections législatives seront organisées, probablement 
à la fin juin. 
 
 (Paul Day; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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