Espagne : le socialiste Pedro Sanchez prêt à demander l'investiture

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Espagne : le socialiste Pedro Sanchez prêt à demander l'investiture
Espagne : le socialiste Pedro Sanchez prêt à demander l'investiture

Près de deux mois et demi après les élections législatives, le chef du Parti socialiste espagnol (PSOE) Pedro Sanchez soumettra, le 2 mars, son programme de gouvernement au Congrès (chambre basse) pour tenter d'être investi chef du gouvernement, a annoncé lundi le président du congrès, Patxi Lopez. «La date du 2 mars (un mois après sa désignation par le roi Felipe VI pour tenter de former un gouvernement), lui a paru raisonnable», a-t-il déclaré à la presse lundi. Ce jour-là Pedro Sanchez, 43 ans, demandera aux 350 députés de l'investir.

Les élections législatives du 20 décembre ont entraîné une fragmentation sans précédent du Parlement espagnol, partagé entre quatre forces politiques. Le Parti populaire (droite) est arrivé en tête, avec 119 élus, mais bien moins que lors du précédent scrutin, en 2011, où il disposait d'une confortable majorité absolue de 186 sièges. Du coup son dirigeant, le chef du gouvernement sortant, le conservateur Mariano Rajoy, a renoncé, faute de soutiens suffisants, à tenter l'investiture, sachant que les trois autres formations -- le Parti socialiste, le parti de gauche radicale Podemos et le parti de centre libéral Ciudadanos -- ont décidé de lui barrer la route.

Podemos et Ciudadanos refusent tout gouvernement de coalition ensemble

Le roi a donc confié le 2 février cette mission à Pedro Sanchez, arrivé deuxième avec 89 sièges. Le socialiste cherche depuis à convaincre les formations «de changement» de le soutenir. Podemos et Ciudadanos, détenant respectivement 65 et 40 sièges nécessaires à son investiture. Mais diamétralement opposés notamment sur la crise indépendantiste en Catalogne, puissante région du nord-est dirigée par des séparatistes, ces deux partis refusent d'intégrer ensemble un gouvernement de coalition. Aucun des deux n'entend, non plus, soutenir un cabinet qui intégrerait l'un ou l'autre.

Pour sortir de l'impasse, Podemos est favorable à ...

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