Espagne-Le parlement refuse sa confiance à Rajoy

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 (Actualisé avec citations, contexte) 
    MADRID, 31 août (Reuters) - Mariano Rajoy, chef du 
gouvernement espagnol sortant, n'est pas parvenu mercredi à 
obtenir la confiance du Parlement.  
    Comme prévu, il a recueilli les suffrages de 170 des 350 
députés, soit six voix de moins que la majorité absolue 
nécessaire pour être reconduit dans ses fonctions.  
    Le Parti populaire (PP, droite), dont il est issu, et les 
centristes de Ciudadanos se sont prononcés en sa faveur, tout 
comme les élus d'un petit parti des Canaries, alors que les 
socialistes, les membres de l'alliance anti-austérité Unidos 
Podemos ainsi que les partis basques et catalans ont voté 
contre.  
    Un deuxième vote doit avoir lieu vendredi. Les députés 
pourront alors s'abstenir. Il suffira à Mariano Rajoy d'obtenir 
une majorité simple pour être reconduit et former un nouveau 
gouvernement. Onze abstentions seront suffisantes, mais l'issue 
du scrutin dépendra de l'attitude des socialistes du PSOE, 
arrivés deuxième derrière le PP en juin, qui s'opposent à son 
maintien aux affaires. 
    "Le problème, c'est que vous n'êtes pas digne de confiance", 
lui a lancé mercredi Pedro Sanchez, chef de file du mouvement. 
    Si Mariano Rajoy n'obtient toujours pas la confiance du 
parlement vendredi, il disposera néanmoins de deux mois pour 
tenter de former un nouveau gouvernement. En cas d'échec, les 
Espagnols devront retourner aux urnes aux alentours de Noël. 
    "Etant donné la situation dans laquelle nous nous trouvons, 
après deux élections et la menace d'une troisième que vous 
sembler souhaiter, je vous demande de vous abstenir", a déclaré 
le président du gouvernement sortant devant le parlement. 
    Le leader du PP entend former un gouvernement d'ouverture à 
même d'entretenir la reprise économique du pays, dont la 
croissance est l'un des plus élevés de la zone euro. 
    S'il échoue à nouveau vendredi, l'attention se portera sur 
les élections régionales du 25 septembre au Pays basque et en 
Galice, lors desquelles les socialistes espèrent enrayer leur 
déclin. 
 
 (Jesus Aguado; Eric Faye et Jean-Philippe Lefief pour le 
service français) 
 
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