Espagne-Le nombre de chômeurs baisse pour le 6e mois de suite

le
1

MADRID, 4 août (Reuters) - Le nombre d'Espagnols inscrits au chômage a reculé en juillet pour le sixième mois consécutif, mais comme l'écrasante majorité des embauches a été le fait de contrats temporaires, il est prématuré de dire que le marché du travail de la quatrième puissance économique de la zone euro est réellement en voie d'amélioration. Selon des données publiées mardi par le ministère du Travail, 93% des quelque 1,8 million de contrats de travail établis en juillet sont temporaires. Au total, le nombre de personnes inscrites au chômage a reculé de 1,8% par rapport à juin, soit 74.028, à 4,05 millions. Le début de la saison touristique se traduit généralement par un pic des embauches et, avec le nombre record de visiteurs attendus cette année, l'été devrait être faste. Le ministère du Travail ne communique pas le taux de chômage mais celui-ci s'élevait à 22,4% fin juin, au plus bas depuis plus de trois ans, selon les dernières données trimestrielles de l'Institut national de la statistique (INE). Il y a près d'un mois, le gouvernement espagnol a dit prévoir un recul du taux de chômage à 21,1% d'ici la fin de l'année et un passage sous le seuil de 20% en 2016. ID:nL8N0ZQ2IK Le taux de chômage devrait être l'un des enjeux majeurs des élections législatives prévues en novembre en Espagne. Le Premier ministre Mariano Rajoy, chef de file du parti de droite PP, espère être crédité de la diminution de ce taux pour décrocher un second mandat. (Sarah White et Paul Day, Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M8637171 le mardi 4 aout 2015 à 15:31

    Les économistes et les journalistes nous parlent d'emplois précaires. Mais les emplois précaires sont l'avenir du salariat compte tenu de l'accélération des changements dans l'économie, les innovations accélérées dans les produits et services, les concurrences mondialisés. On pourrait même assisté au rêve de Marx l’abolition du salariat qui sera remplacé par des contrats B to B.