Espagne : le dilemme de Mariano Rajoy

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Albert Rivera de Ciudadanos exige entre autres la démission de tout responsable politique mis en examen, la fin de l?immunité parlementaire, ou encore le non-cumul des mandats.
Albert Rivera de Ciudadanos exige entre autres la démission de tout responsable politique mis en examen, la fin de l?immunité parlementaire, ou encore le non-cumul des mandats.

Les dirigeants espagnols n'auront pas pris de vacances. Et pour cause : au terme des législatives du 26 juin (qui étaient déjà la répétition de celles, stériles, du 20 décembre 2015), aucune majorité claire ne s'est encore dégagée, même si la droite conservatrice l'a emporté avec netteté. Mais pour le Parti populaire emmené par le chef du gouvernement intérimaire Mariano Rajoy, il n'y a pas de nouvel exécutif possible tant que se maintient un front de refus tripartite, Podemos (la Gauche radicale), le Parti socialiste et les centristes de Ciudadanos. Une alliance avec une ou deux de ces formations est la seule solution pour débloquer un cadenas parlementaire qui empêche le pays de disposer d'un gouvernement depuis maintenant huit mois. Or, pour l'instant, chacun campait sur ses positions et aucune solution n'était en vue.

Le fringuant et jeune candidat de Ciudadanos, Albert Rivera, a fait un pas dans le bon sens. Au cours d'une entrevue avec le conservateur Mariano Rajoy, il a posé six conditions qui, si elles étaient acceptées, permettraient une entente entre Populares et centristes. Avec 169 sièges ensemble à la Chambre basse du Parlement, ils n'atteindraient certes pas la majorité absolue (176 sièges), mais ils formeraient un bloc conséquent. Il demeure que les « six conditions » imposées par le jeune Rivera ne sont pas dérisoires, et sont liées aux exigences de « régénération démocratique », pierre angulaire du...

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