Espagne : la montée de Podemos inquiète

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Pablo Iglesias, le chef du parti Podemos. (© P. Marcou / AFP)
Pablo Iglesias, le chef du parti Podemos. (© P. Marcou / AFP)

Les élections municipales et régionales qui se tenaient de l’autre côté des Pyrénées ont confirmé les progrès électoraux de deux jeunes partis : Podemos (extrême gauche, fondé en 2014) et Ciudadanos (centriste, 2006). Si le parti populaire (droite), actuellement au pouvoir, et le parti socialiste restent en tête avec respectivement 27% et 25% des voix, leur score combiné passe de 65% à 52% en quatre ans, grignoté par leurs nouveaux rivaux.

À Madrid et Barcelone, Podemos pourrait même l’emporter. Les marchés financiers ont mal accueilli la nouvelle. Lundi, la Bourse de Madrid reculait de 2% et le taux des obligations souveraines à dix ans remontait de 1,77 à 1,87%. À sept mois des élections législatives, cette progression inquiète. L’Espagne est habituée au bipartisme et un «ménage à quatre» au Parlement, avec des alliances gouvernementales instables, pourrait paralyser l’exécutif.

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En outre, le programme économique de Podemos (nationalisations, restructuration de la dette publique, salaire maximum, etc.) effraie les investisseurs. Ce parti est encore loin du pouvoir, mais l’évolution des sondages, d’ici décembre, sera suivie avec anxiété. 

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  • pascalcs le vendredi 29 mai 2015 à 12:25

    Inquiète qui ? La mafia financière ? les banques dont on révèle semaine après semaine les fraudes toutes plus massives les unes que les autres ? B. Coeuré de la BCE qui se paye un énorme délit d’initié pour engraisser encore des banquiers à millions et dont personne ne lui demande des comptes ? Moi c’est la finance mondiale qui m’inquiète sérieusement. On ne m’a pas élevé en me disant que le crime paye.

  • Garasixt le vendredi 29 mai 2015 à 12:24

    Podemos inquiète le capital et le patronat, pas les plus modestes.