Espagne : la démission du chef du PS rend un déblocage politique possible

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Espagne : la démission du chef du PS rend un déblocage politique possible
Espagne : la démission du chef du PS rend un déblocage politique possible

Une issue à la crise politique espagnole se dessine-t-elle ? Pedro Sanchez, aux commandes depuis 2014 du PSOE (Parti socialiste espagnol), a annoncé samedi soir sa démission, après un congrès fédéral où qui lui a été défavorable. Ses opposants, désormais majoritaires, devaient mettre en place dans la soirée une direction intérimaire. Elle sera chargée d'annoncer sa position sur la crise politique.

 

L'Espagne est sans gouvernement depuis les législatives de décembre, puis celles de juin. Aucun des deux «grands» partis historiques n'a la majorité au parlement : ni les conservateurs du Parti Populaire (PP) de Mariano Rajoy à la tête de l'exécutif, ni les socialistes. Jusqu'ici aucun compromis n'a été trouvé entre les partis pour une coalition à l'allemande ou pour une entente à gauche entre le PSOE et la gauche radicale de Podemos. 

 

Un mois pour parvenir à un compromis

 

Or les partis n'ont plus que quelques semaines, jusqu'au 31 octobre pour parvenir à un compromis et investir un nouveau cabinet. S'ils échouent, le roi devra convoquer un nouveau scrutin pour décembre, les troisièmes législatives en un an.

 

Mercredi, une partie de l'équipe du PSOE avait démissionné pour forcer le départ de Pedro Sanchez. Ses opposants souhaitaient notamment qu'il lève son veto à la formation d'un nouveau gouvernement du conservateur Mariano Rajoy. Ils lui reprochaient aussi les mauvais résultats électoraux du parti qui n'a obtenu en juin que 85 sièges, contre 90 en décembre, ce qui était déjà un échec.

 

Sanchez intransigeant face à Rajoy

 

Ses partisans estimaient au contraire qu'il était préférable de faire barrage au Parti populaire, une formation politique éclaboussée par une succession de scandales de corruption, même si cela prolonge le blocage du pays. «L'Espagne ne mérite pas quatre ans de plus d'un président du gouvernement qui a systématiquement menti à la société ...

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