Espagne : la Catalogne défie Madrid en convoquant un référendum

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Espagne : la Catalogne défie Madrid en convoquant un référendum
Espagne : la Catalogne défie Madrid en convoquant un référendum

«Nous voulons voter.» A l'instar des Ecossais, récemment appelés aux urnes, les Catalans souhaitent eux aussi un référendum sur l'indépendance. Défiant le gouvernement de Madrid, farouchement opposé à cette consultation, leur président Artur Mas a signé solennellement samedi un décret convoquant une «consultation populaire» sur une sécession de la Catalogne.

Une initiative aussitôt qualifiée d'«erreur» par Madrid qui y a opposé un refus ferme et catégorique. Cette consultation n'aura pas lieu «parce qu'elle est anticonstitutionnelle. C'est à tous les Espagnols de décider ce qu'est l'Espagne et comment elle s'organise». «Personne n'est au-dessus de la volonté souveraine du peuple espagnol», a déclaré le numéro 2 du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria lors d'une conférence de presse. 

Pour empêcher ce vote, le gouvernement central a immédiatement entamé une procédure pour faire appel devant le Tribunal constitutionnel, ce qui suspendra le décret autorisant le référendum. Et selon toute vraisemblance, le Tribunal annulera le décret et la loi catalane qui l'a autorisé. 

Artur Mas signe un décret convoquant le référendum. (AFP/Jordi Bedmar.)

«La Catalogne veut s'exprimer»

«La Catalogne veut s'exprimer, elle veut être écoutée, elle veut voter», a expliqué pour sa part le président catalan Artur Mas arrivé au pouvoir en 2010. S'il devait toutefois y renoncer, on évoque dans son entourage l'organisation de nouvelles élections avec un programme ouvertement indépendantiste.

Samedi à Barcelone, devant la Generalitat, le palais du président catalan, des centaines de personnes ont manifesté avec des bannières indépendantistes. «Ce qui n'était jusqu'à présent qu'un rêve est désormais à notre portée, et je suis pleine d'espoir» a confié Tanha Bueno, une fonctionnaire de 34 ans, portant un T-shirt proclamant «Ara és l'hora» (L'heure est venue). «Ni la loi, ni Madrid, ni ...

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