Espagne : l'extravagant programme économique de Podemos

le
3
Pablo Iglesias, le leader de Podemos, fait monter les enchères pour participer à un gouvernement de gauche.
Pablo Iglesias, le leader de Podemos, fait monter les enchères pour participer à un gouvernement de gauche.

Les réformes économiques de François Hollande, de Matteo Renzi ou d'Alexis Tsipras ? Aux yeux de la gauche radicale espagnole, incarnée par la récente formation « Podemos » (Nous pouvons), ce n'est qu'un ensemble de mesures de droite. Alors qu'au terme des législatives très disputées du 20 décembre, les socialistes (90 sièges) tentent ? avec grande difficulté ? de former un gouvernement de coalition avec les « Indignés» de Podemos (69 sièges), ces derniers imposent des exigences difficilement acceptables : outre la garantie d'un référendum en Catalogne et l'obtention d'une quinzaine de ministères, ils ont présenté un programme économique qui évoque davantage l'idéologie du Vénézuélien Nicolas Maduro que celle d'un réformiste européen.

Première mesure « non négociable » annoncée par le leader radical à la queue-de-cheval, Pablo Iglesias : une augmentation des dépenses publiques de 96 milliards d'euros au cours du prochain mandat, soit environ 23 milliards d'euros par an. Une exigence qui lui permettrait de tenir ses généreuses promesses électorales qui prévoient la hausse des fonds destinés à la santé, à l'éducation, à la protection sociale et la réforme du revenu minimum garanti. Le quotidien économique Expansion crie au loup : « Cette folle élévation des dépenses induirait la réduction de l'épargne de l'État et donc le niveau d'investissement du pays, puis, à terme, affecterait la...

Lire la suite sur Le Point.frLire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • bordo il y a 10 mois

    Chouette, des furieux ! Les espagnols vont bientôt regretter leur vote.

  • mucius il y a 10 mois

    Les Anglais ont bien raison de fuir cette Europe pour éviter la ruine.

  • mucius il y a 10 mois

    Des nuls arrivent au pouvoir élus par des nuls. Vive la démocratie! L'avenir s'annonce radieux!