Espagne - Juan Carlos : les raisons d'une abdication

le
0
Le roi Juan Carlos et sa femme Sofia lors du mariage de Felipe et Letizia, en 2004, successeurs au trône d'Espagne.
Le roi Juan Carlos et sa femme Sofia lors du mariage de Felipe et Letizia, en 2004, successeurs au trône d'Espagne.

Tout début janvier, à la veille de son 76e anniversaire, Juan Carlos posait en une du très glamour magazine espagnol Hola, serein, en forme - Photoshop aidant -, "prêt à continuer [s]a mission pour longtemps encore". Les scandales de corruption à répétition touchant sa famille ou ses nombreux ennuis de santé semblaient peu lui importer : le monarque tiendra le choc, assurait-il. Cela explique pourquoi la nouvelle de son abdication ce lundi a pris toute l'Espagne par surprise. Plus encore son proche entourage, à qui il avait toujours confié qu'il pensait "mourir avec la couronne sur la tête", c'est-à-dire dans l'exercice de ses fonctions suprêmes.

Même si beaucoup pensent que le monarque abandonne son trône (trop) tardivement alors même que l'impopularité de la famille royale est à son paroxysme, le fait de tirer sa révérence aujourd'hui va permettre à son fils Felipe, prince des Asturies, d'affronter un début de règne bien moins compliqué que si le passage de relais s'était produit plus tard. L'image de la monarchie est en effet très entachée : depuis 2011, toutes les enquêtes d'opinion concernant la famille royale montrent une détérioration de cette institution (toujours notée sous la moyenne) que, pendant des décennies, l'immense majorité des Espagnols avaient portée aux nues. Lire aussi Juan Carlos, héros de la démocratie espagnole

Détournements de fonds publics

Même si cela n'a pas été abordé...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant