Espagne : Felipe VI, le prince élevé pour devenir roi

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Juan Carlos et Felipe mercredi, lors de la passation des pouvoirs.
Juan Carlos et Felipe mercredi, lors de la passation des pouvoirs.

Dans les hautes sphères, il règne une certaine inquiétude peu avant l'intronisation du prince héritier Felipe, qui s'apprête à devenir "Felipe VI" au terme des 39 ans de règne de son père Juan Carlos, qui a tiré sa révérence mercredi. Aucun chef d'État étranger ne sera présent, pas plus qu'un membre d'une autre famille royale ; on a aussi pris soin de ne pas inviter ses deux soeurs aînées, à la réputation sulfureuse. En bref, alors que le géant Felipe (1,97 m) est attendu dans la matinée de jeudi au palais des Députés, dans le centre de Madrid, où il doit prêter serment devant la Constitution, tout a été centré sur sa personne. Ses cartes maîtresses : il est populaire parmi les jeunes, sans casserole judiciaire et en phase avec son époque.

Ces deux derniers siècles, jamais une relève monarchique ne s'est produite en Espagne dans la quiétude - on compte même un départ en exil, en 1931, avec l'avènement de la Seconde République. Cela explique peut-être un certain climat de paranoïa à l'approche de son couronnement : aucun drapeau républicain ne sera autorisé par la police, sur les balcons ou dans les rues ; 4 500 agents seront déployés, dont 120 tireurs d'élite des GIO, l'équivalent espagnol du GIGN, qui se posteront sur les toits surplombant le parcours du monarque novice.

Comme pour démentir - ou apaiser - la solennité ambiante, le chef du gouvernement Mariano Rajoy a insisté lourdement : "Cette succession se fait dans la...

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