Ericsson objet d'une enquête anti-corruption aux USA-presse

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 (Actualisé avec déclarations d'Ericsson, précisions, contexte 
et cours) 
    STOCKHOLM, 17 juin (Reuters) - Ericsson  ERICb.ST  a déclaré 
vendredi coopérer avec les autorités américaines dans le cadre 
d'une enquête sur des soupçons de corruption lors d'opérations 
remontant à trois ans, un embarras de plus pour le directeur 
général du groupe suédois d'équipements de réseaux, déjà sous 
pression.  
    Plusieurs médias ont critiqué ces derniers mois la gestion 
et la rémunération de Hans Vestberg après les résultats jugés 
décevants publiés en avril, qui avaient fait chuter de 15% en 
une seule séance la valeur boursière de l'entreprise. 
  
    Ericsson a publié un communiqué vendredi en réaction à un 
article quotidien suédois Svenska Dagbladet (SvD) citant des 
sources anonymes selon lesquelles le groupe fait l'objet d'une 
enquête aux Etats-Unis pour corruption présumée liée à ses 
activités en Chine. 
    La société explique avoir reçu les premières questions des 
autorités américaines sur ce dossier en mars 2013, rappelant que 
la presse s'en était fait l'écho à l'époque.  
    "Ericsson coopère avec les autorités américaines pour 
répondre à ces questions et à d'autres", a-t-elle ajouté.  
    Les informations publiées à l'époque dans la presse 
précisaient que l'enquête américaine portait sur les pratiques 
commerciales d'Ericsson en Roumanie. 
     
    "ON PREND ÇA TRÈS AU SÉRIEUX", DIT UN GÉRANT 
    "Nous ne ferons aucun commentaire sur la requête en tant que 
telle mais nous pouvons dire qu'elle concerne le programme 
anti-corruption d'Ericsson et des questions liées au Foreign 
Corrupt Practices Act", a ajouté le groupe en référence à la loi 
anti-corruption américaine. 
    Hans Vestberg, directeur général depuis 2010, a par ailleurs 
été mis en cause pour l'utilisation de l'avion d'affaires 
d'Ericsson pour se rendre à des événements sportifs et sa 
nomination à la présidence du Comité olympique suédois. 
    Il a déclaré que les voyages mis en cause avaient été 
effectués avec des clients et qu'ils n'enfreignaient pas les 
règlements internes au groupe, et il a assuré que la présidence 
du Comité olympique ne le détournerait pas de sa mission à la 
tête de l'entreprise.  
    A la Bourse de Stockholm, l'action Ericsson perdait 0,94% à 
62,90 couronnes vers 12h10 GMT alors que l'indice local 
 .OMXS30  gagnait 1,2%.  
    "On prend ça très au sérieux", a commenté Sasja Beslik, 
responsable des investissements responsables de Nordea Asset 
Management. "C'est le symptôme d'un problème plus grave, cela 
pourrait coûter beaucoup d'argent et affecter le titre, il 
faudra donc décider de ce que l'on fait, si on garde le titre ou 
si on le vend." 
    L'enquête américaine est menée par le département de la 
Justice (DoJ) et par la Securities and Exchange Commission 
(SEC), Ericsson étant coté à Stockholm et sur le Nasdaq. 
   Le DoJ s'est refusé à tout commentaire sur l'article du 
Svenska Dagbladet. La SEC n'a pas réagi aux demandes de 
commentaires dans l'immédiat.     
 
 (Sven Nordenstam, Wilfrid Exbrayat pour le service français, 
édité par Marc Angrand) 
 

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