Eric Woerth : «On a cherché à m'assassiner»

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Eric Woerth : «On a cherché à m'assassiner»
Eric Woerth : «On a cherché à m'assassiner»

Marie de Chantilly, dimanche matin. Depuis la fenêtre de son bureau, Eric Woerth porte un regard inquiet sur les nuages qui, au loin, surplombent l'hippodrome. Dans quelques heures doit se dérouler le très prestigieux Prix du Jockey-Club. « Je n'aime pas trop ça. S'il pleut, ça va quand même gâcher la fête... », murmure le député de l'Oise. Il faut dire que les nuages, il connaît bien. Pendant cinq ans, l'ex-ministre du Travail de Nicolas Sarkozy, poussé vers la sortie en novembre 2010, s'est trouvé emporté dans une tempête politico-judiciaire : la fameuse affaire Woerth-Bettencourt. « Peu de gens ont subi comme moi une accusation aussi longue et sans la moindre preuve », tranche-t-il aujourd'hui.

Pour lui, le feuilleton s'est tout de même achevé jeudi dernier par une bonne nouvelle : la relaxe du tribunal correctionnel de Bordeaux. Totalement blanchi des accusations d'« abus de faiblesse » sur Liliane Bettencourt, du temps où il était trésorier de l'UMP. Abandon des charges également dans le volet « trafic d'influence » concernant l'attribution de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de la milliardaire et employeur de son épouse, Florence. « Pour moi, cette histoire était simple. Mais, comme on voulait que je sois coupable de plein de choses, elle est devenue compliquée et la justice y a passé du temps », résume celui qui portait à l'époque la réforme des retraites du quinquennat Sarkozy et qu'on disait promis aux dorures de l'hôtel Matignon. « On a cherché à m'assassiner socialement et politiquement », estime-t-il avec le recul, persuadé d'avoir aussi servi de fusible : « En tuant Woerth, on commençait aussi à tuer Sarkozy. »

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  • bordo le lundi 1 juin 2015 à 10:00

    Apparemment, pour zouquett, c'est un plaisir d'être accusé à tort.

  • M3553345 le lundi 1 juin 2015 à 08:38

    BRAVO ERIC

  • zouquett le lundi 1 juin 2015 à 07:29

    il ferait mieux d'éviter le sujet des hippodromes !