Eric Woerth entendu devant la Cour de justice de la République

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ÉRIC WOERTH ENTENDU DEVANT LA CJR DANS L'AFFAIRE DE L'HIPPRODROME DE COMPIÈGNE
ÉRIC WOERTH ENTENDU DEVANT LA CJR DANS L'AFFAIRE DE L'HIPPRODROME DE COMPIÈGNE

PARIS (Reuters) - L'ancien ministre UMP Eric Woerth a été entendu jeudi par la commission d'instruction de la Cour de justice de la République (CJR) dans le cadre de l'enquête sur la vente de l'hippodrome de Compiègne en 2010.

L'audition, qui a duré douze heures, devait reprendre vendredi matin.

A peine renvoyé en correctionnelle dans l'affaire Bettencourt, Eric Woerth doit s'expliquer sur la vente de 57 hectares de la forêt de Compiègne à la Société des courses du même nom, comportant un hippodrome et un golf.

Déjà entendu comme témoin assisté dans ce dossier, Eric Woerth n'est pas à l'abri d'une mise en examen.

"Eric Woerth se félicite de l'occasion qui lui est donnée d'expliquer comment les choses se sont déroulées dans le cadre de cette vente de l'hippodrome de Compiègne qu'il a toujours dit qu'elle était pour lui une affaire ordinaire de l'Etat", a déclaré à la presse son avocat.

L'objectif était de "mettre en place une politique nouvelle consistant à se séparer des biens immobiliers qui n'avaient pas d'intérêt pour le service public", a ajouté Me Jean-Yves Le Borgne.

L'ancien ministre du Budget, qui est soupçonné d'avoir bradé cette parcelle pour 2,5 millions d'euros, a dit la semaine dernière dans les couloirs de l'Assemblée nationale "ne pas comprendre" le soupçon pesant sur lui.

"Cela fait deux ans que j'attends, il y a une logique, mais je ne sais pas ce qu'ils veulent, je ne comprends vraiment pas le soupçon", a-t-il dit.

Eric Woerth, alors ministre du Budget, avait validé le 16 mars 2010, par arrêté, cette vente de gré à gré.

Le Snupfen, syndicat majoritaire de l'Office national des forêts, a demandé mercredi à l'actuel ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, d'agir en justice pour faire annuler la vente controversée.

Dans un courrier au ministre, rendu public, mercredi, il estime que la vente à la Société des courses de Compiègne (SCC) était illégale.

Le Snupfen se fonde sur les conclusions du rapporteur public au tribunal administratif de Paris, qui préconisait l'annulation de la vente pour non respect du code général de la propriété des personnes publiques.

Gérard Bon, avec Nicolas Bertin

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  • M3121282 le jeudi 24 oct 2013 à 21:38

    et un, encore un homme politique honnête et intègre inquiété par la justice.ira t'elle jusqu'au bout?