Eric Brunet : « C'est purement électoraliste »

le , mis à jour à 08:24
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Eric Brunet : « C'est purement électoraliste »
Eric Brunet : « C'est purement électoraliste »

Charles de Gaulle, figure indéboulonnable ? A rebours de la pensée ambiante, le chroniqueur-polémiste Eric Brunet lance un pavé dans la mare avec un livre, « l'Obsession gaulliste », qui paraît jeudi chez Albin-Michel (19,50 €). « Le gaullisme est devenu passe-partout, un sésame qui permet à n'importe quel politique de tenir en respect les critiques », écrit d'entrée de jeu l'auteur, décidé à s'attaquer au culte du Général. « Le problème, c'est qu'il est devenu une espèce d'objet de valeur posé dans une vitrine à laquelle on n'ose pas toucher. C'est une vraie tragédie », peste-t-il, dénonçant même une sorte de « fétichisme ».

 

En privé, Sarkozy a la dent dure

 

A entendre cet essayiste de droite, le gaullisme serait tout sauf dans l'air du temps : « Quand de Gaulle arrive au pouvoir, on a besoin d'un Etat fort et très interventionniste car la France est en lambeaux. Mais aujourd'hui, nous ne sommes plus dans cette configuration », explique Eric Brunet. Dans « l'Obsession gaulliste », le bretteur de RMC dénonce surtout l'hypocrisie de la classe politique. « On cite de Gaulle parce que cela fait chic. Mais c'est purement électoraliste. C'est assez savoureux de les voir tous proposer des politiques assez libérales dans leurs programmes... alors que le Général était antilibéral. »

 

Dans son livre, Brunet rapporte aussi des propos de Nicolas Sarkozy, peu tendre quand il s'agit d'évoquer de Gaulle loin des caméras. La scène se passe en pleine polémique Morano sur la « France, pays de race blanche » en septembre 2015, qui assure elle-même les reprendre de la bouche de De Gaulle. « Vous savez, ce n'est pas la seule connerie qu'ait faite le Général », explique alors l'ancien chef de l'Etat à l'auteur avant de poursuivre : « En juin 1970, quand il quitte le pouvoir, tout le monde raconte son voyage en Irlande. On oublie qu'il fait un second voyage : l'Espagne de Franco. Sur ses vieux jours, il ...

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