Eric Belile : pourquoi j'ai cédé mon entreprise à mes employés

le , mis à jour à 09:27
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Eric Belile : pourquoi j'ai cédé mon entreprise à mes employés
Eric Belile : pourquoi j'ai cédé mon entreprise à mes employés

Agé de 56 ans, Eric Belile était à la tête d'une entreprise florissante de vente et maintenance de copieurs et autres outils de bureautique. Il nous explique son choix, altruiste et courageux, de ne pas la céder à un repreneur extérieur.

 

Comment avez-vous eu l'idée de vendre votre entreprise aux salariés ?

Éric Belile. Le déclic, c'est lorsque j'ai été approché par plusieurs personnes, des concurrents ou des investisseurs qui proposaient de racheter la société. Plus les discussions avançaient, plus les sommes grimpaient. On parle de 10 à 12 M€. A ce niveau-là, on arrête de rigoler. J'ai réfléchi et, après plusieurs jours, je me suis dit : « J'en parle aux cadres. » Je voulais leur proposer de reprendre l'entreprise pour éviter la casse sociale.

 

Vous saviez que cette vente serait synonyme de licenciements ?

Quand on rachète une boîte, on cherche une rentabilité rapide. La première chose que l'on fait, c'est la chasse aux doublons. Je savais qu'un tiers du personnel serait viré et que moi, je partirais avec un gros chèque. Ça voulait dire aussi que toutes les valeurs que nous avons créées depuis trente ans allaient disparaître.

 

Ces valeurs, quelles sont-elles ?

S'il y avait un délégué du personnel, je crois vraiment que ce serait moi ! Ici, on a un management particulier basé sur la considération du personnel, l'honnêteté et l'humilité au travail. Nous avons tous des rapports sains, sans management à la «schlague». Personne n'a peur de ne pas atteindre son objectif. C'est d'ailleurs pour ça, je pense, que les commerciaux se démènent en fin de mois pour atteindre leur chiffre. Quand vous donnez de la considération aux gens, ils vous le rendent ! Mais attention, nous demandons de la rigueur et de l'excellence. Ici, ce n'est pas le Club Med, en tout cas dans la journée parce que si vous venez un soir, vous risquez d'être surpris : on rigole !

 

Comment les salariés ont-ils réagi ...

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  • b.giral il y a 11 mois

    c'est invraisemblable comme notre mentalité en France est de juger des décisions qui finalement ne nous regardent pas; cet homme était libre de vendre à tel ou tel acheteur, c'est son choix :un point c tout..............!!

  • moulyph2 il y a 11 mois

    des patrons comme cela,on devrait les glorifier car on en voit pas à tous les coins de rue !

  • vazi il y a 11 mois

    Tiens personne ne l'a ramène! Voilà un patron responsable comme on voudrait en voir plus souvent , il ne vend pas pour s'enrichir ou pour tout autre fin de sa boîte pour ses intérêt, mais conscient et responsable laisse une chance au personnel C'est ces patrons qui méritent des aides