Erdogan s'excuse pour l'avion russe abattu en novembre-Kremlin

le , mis à jour à 17:47
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 (Actualisé avec poursuites contre le meurtrier du pilote russe) 
    MOSCOU, 27 juin (Reuters) - Le président turc, Recep Tayyip 
Erdogan, a écrit à son homologue russe, Vladimir Poutine, pour 
lui présenter des excuses concernant l'avion militaire russe 
abattu par la chasse turque en novembre dernier, a annoncé lundi 
le Kremlin. 
    A la suite de cet incident aérien, survenu près de la 
frontière syro-turque, la Russie a imposé des restrictions 
commerciales à Ankara, et le Kremlin a assuré qu'elles ne 
seraient pas levées tant que le chef de l'Etat turc ne 
présenterait pas des excuses. 
    Selon la présidence russe, Vladimir Poutine a reçu d'Erdogan 
une lettre "dans laquelle le dirigeant turc exprime son souhait 
de résoudre la situation liée à l'avion militaire russe abattu". 
    "La lettre stipule, en particulier, que la Russie est un 
pays ami et un partenaire stratégique de la Turquie, avec lequel 
les autorités turques ne souhaitent pas voir les relations se 
détériorer", déclare le Kremlin dans un communiqué. 
    Le Kremlin cite ainsi Erdogan dans la lettre: "Je veux une 
nouvelle fois faire part de ma sympathie et de mes vives 
condoléances à la famille du pilote russe qui est mort, et je le 
dis: 'je suis désolé'". 
    A Ankara, le porte-parole d'Erdogan, Ibrahim Kalin, a 
confirmé l'envoi de la lettre à Vladimir Poutine, mais il n'a 
pas fait explicitement mention d'excuses. Le président Erdogan, 
a-t-il dit, a exprimé des regrets et a demandé à la famille du 
pilote de "nous pardonner". 
    Le Kremlin a indiqué dans son communiqué qu'Erdogan s'était 
déclaré prêt à tout faire pour rétablir les relations 
traditionnellement amicales entre Ankara et Moscou, et aussi à 
permettre aux deux pays de combattre conjointement le 
terrorisme. 
    Un responsable turc a annoncé par ailleurs lundi que des 
poursuites judiciaires avaient été engagées de nouveau contre 
l'homme qui a tué le pilote russe en novembre. Ce dernier avait 
réussi à s'éjecter de son appareil avant qu'il ne s'écrase mais 
il avait été tué, au sol, par un combattant d'une brigade 
rebelle turkmène active dans le nord de la Syrie. Le meurtrier 
présumé, Alparslan Celik, a été arrêté à la fin mars à Izmir en 
Turquie mais dans un premier temps, en mai, la justice a estimé 
que les éléments retenus contre lui étaient insuffisants. 
    La Russie, elle, réclamait de longue date l'ouverture de 
poursuites judiciaires contre Alparslan Celik. 
 
 (Jack Stubbs; Eric Faye pour le service français) 
 
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