Erdogan presse l'UE d'agir vite sur la demande d'adhésion turque

le
3
 (Ajoute réaction turque au rapport) 
    ANKARA, 9 novembre (Reuters) - Le président turc, Recep 
Tayyip Erdogan, a invité mercredi l'Union européenne à se 
prononcer rapidement sur la demande d'adhésion de la Turquie au 
bloc communautaire. 
    Cet appel a coïncidé avec la publication à Bruxelles du  
rapport annuel d'évaluation sur les progrès des négociations sur 
une adhésion de la Turquie à l'UE. 
    "Evaluez, mais ne tardez pas dans cette évaluation, prenez 
une décision finale", a déclaré le président turc lors d'un 
discours prononcé à Istanbul et retransmis en direct à la 
télévision. 
    Les relations entre l'UE et Ankara traversent une passe 
difficile en raison de la vague de répression en cours en 
Turquie depuis le coup d'Etat militaire manqué du 15 juillet. 
    Mardi, l'UE a fermement appelé le pouvoir turc à renouer le 
dialogue avec l'opposition et à sauvegarder la démocratie, 
qualifiant d'"extrêmement préoccupants" les derniers événements 
survenus dans le pays. 
    Cet appel a été lancé par Federica Mogherini, Haute 
Représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la 
politique de sécurité. Un communiqué que le ministère turc des 
Affaires étrangères a jugé "inacceptable". 
    Dans son évaluation annuelle des négociations avec Ankara, 
l'Union européenne déplore vivement les "reculs" face au respect 
de l'Etat de droit enregistrés en Turquie ces derniers mois. 
    Ces reculs concernent notamment, dit-elle, l'indépendance de 
l'appareil judiciaire, la liberté d'expression et d'autres 
principes démocratiques fondamentaux, comme la protection des 
minorités. 
    Le rapport rappelle que nombre de textes de loi en Turquie 
"ne sont pas conformes aux standards en vigueur dans l'Union 
européenne" et s'inquiète de l'éventuelle présentation au 
Parlement d'un texte rétablissant la peine de mort. 
    Le ministre turc des Affaires européennes, Omer Celik, a 
jugé que ce rapport était "loin d'être constructif".  
    S'exprimant lors d'une conférence de presse, il a estimé 
qu'il ne servait pas les intérêts des relations entre Ankara et 
l'UE et a accusé le bloc de ne plus avoir la vision de ses pères 
fondateurs. 
    La Turquie vit sous le régime de l'état d'urgence depuis la 
tentative de coup d'Etat militaire. Plus de 110.000 
fonctionnaires, policiers, soldats, juges, journalistes et 
autres ont été arrêtés ou suspendus.   
 
 (Daren Butler, Ece Toksabay et Tulay Karadeniz,  avec Robin 
Emmott à Bruxelles, Gilles Trequesser pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • Breizhll le mercredi 9 nov 2016 à 15:42

    bha non y aura pas, fallait pas faire un faux coup d'état pour faire un vrai nettoyage de dictateur...

  • M7166371 le mercredi 9 nov 2016 à 14:57

    décision finale : out !

  • kurki le mercredi 9 nov 2016 à 14:52

    C'est NIET !