Erdogan menace de ne pas appliquer sa part de l'accord avec l'UE

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    * Le président turc reproche à l'UE de ne pas jouer le jeu 
    * Et déplore son attitude après le putsch manqué 
    * "Cela nous attriste", dit-il 
 
    PARIS, 8 août (Reuters) - Recep Tayyip Erdogan menace de ne 
plus réadmettre de migrants en Turquie dans le cadre de l'accord 
destiné à freiner leur afflux sur le territoire de l'Union 
européenne, à qui il reproche dans une interview au Monde de ne 
pas appliquer sa part du compromis conclu en mars. 
    De manière générale, le président turc déplore dans cet 
entretien publié lundi l'attitude des pays occidentaux, qui se 
sont montrés selon lui beaucoup trop mesurés dans leur critiques 
du coup d'Etat manqué du 15 juillet.    
    Depuis trois semaines, les réactions à cette tentative de 
putsch et la reprise en main vigoureuse de l'appareil d'Etat par 
le pouvoir turc ont jeté un froid dans les relations entre l'UE 
et la Turquie, sur lesquelles repose la mise en oeuvre de 
l'accord sur les réfugiés. 
    Ankara a jusqu'ici appliqué les termes de cet arrangement, 
qui consiste pour la Turquie à empêcher les candidats à l'exil 
de gagner les rives de la Grèce et à réadmettre ceux qui y 
seraient parvenus en échange d'une aide financière et de la 
promesse d'un assouplissement du régime des visas pour les Turcs 
voyageant dans l'UE.  
    "L'accord de réadmission et l'exemption de visas devaient 
entrer en vigueur simultanément le 1er juin. Nous sommes 
aujourd'hui en août et il n'y a toujours pas d'exemption de 
visas", regrette Recep Tayyip Erdogan dans Le Monde. 
    "Si nos demandes ne sont pas satisfaites, les réadmissions 
ne seront plus possibles", ajoute-t-il. 
     
    "INACCEPTABLE" 
    "L'Union européenne ne se comporte pas de façon sincère avec 
la Turquie. Nous accueillons actuellement trois millions de 
réfugiés alors que la seule préoccupation de l'UE est qu'ils 
n'arrivent pas sur son territoire", dit encore Erdogan. 
    Fin juillet, le président de la Commission européenne, 
Jean-Claude Juncker, avait dit redouter un enterrement de 
l'accord et une nouvelle vague migratoire vers les côtes 
européennes.    
    Après la tentative de soulèvement d'une partie de l'armée, 
les pays occidentaux ont condamné le putsch et apporté leur 
soutien au gouvernement en place, mais ont par la suite émis des 
critiques concernant les vastes purges au sein des institutions. 
    "Quand M. Poutine m'a appelé pour me présenter ses 
condoléances, il ne m'a pas critiqué sur le nombre de militaires 
ou de fonctionnaires limogés. Alors que tous les Européens m'ont 
demandé : pourquoi tant de militaires sont en détention, 
pourquoi tant de fonctionnaires ont été démis ?", déclare Recep 
Tayyip Erdogan. 
    "Au lieu de faire preuve d'empathie, les dirigeants 
occidentaux ont eu la réaction opposée. Cela nous attriste, 
c'est inacceptable", poursuit le président, qui dresse un 
parallèle avec la grande manifestation organisée à Paris après 
les attentats de janvier 2015. 
    "Le monde entier avait réagi à l'attaque contre Charlie 
Hebdo. Notre premier ministre s'était joint à la marche dans les 
rues de Paris. J'aurais souhaité que les leaders du monde 
occidental réagissent également à ce qui s'est passé en 
Turquie", dit-il. 
    "Les Occidentaux ne devraient pas se soucier du nombre de 
personnes arrêtées ou limogées. Un Etat a le droit de recruter 
et de licencier les fonctionnaires qu'il souhaite, la Turquie 
n'a jamais posé ce type de question à ses partenaires 
occidentaux", se justifie le président turc. 
    Plus de 60.000 militaires, magistrats, fonctionnaires et 
enseignants ont été arrêtés, limogés ou suspendus en Turquie 
depuis la nuit du 15 au 16 juillet. 
 
 (Simon Carraud, édioté par Yann Le Guernigou) 
 
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  • JODHY il y a 10 mois

    ce mec est un fourbe , adepte des frères musulmans , secte salafiste

  • M3435004 il y a 10 mois

    L' Incendie du Reichstag ?