Erdogan, l'inoxydable

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Après son succès électoral, Recep Tayyip Erdogan salue la foule. À ses côtés, sa femme et son fils Bilal, mêlé à un scandale de corruption.
Après son succès électoral, Recep Tayyip Erdogan salue la foule. À ses côtés, sa femme et son fils Bilal, mêlé à un scandale de corruption.

Douze ans de pouvoir, un mouvement de contestation sans précédent né sur la place Taksim d'Istanbul au printemps dernier, des affaires de corruption qui éclaboussent ses fidèles et sa propre famille, des scandales d'État en cascade... Rien ne semble pouvoir faire dévier la course de Recep Tayyip Erdogan. Contesté comme jamais en Turquie depuis son arrivée au pouvoir en 2002, le dirigeant du Parti de la justice et du développement (AKP) a remporté haut la main les élections municipales de dimanche, ne montrant pas le moindre signe d'affaiblissement. Avec 45,5 % des voix sur le plan national, il obtient même une victoire dans la lignée de celle des dernières élections législatives, 49,9 % en 2011. L'opposition est loin derrière. Le parti kémaliste (CHP, Parti républicain du peuple) plafonne à 27 %, et les ultranationalistes du MHP à 15 %. Aucun d'eux n'est parvenu à tirer profit de la crise politique qui frappe le gouvernement. Le résultat de l'AKP est un succès personnel pour Erdogan, son inoxydable leader, qui avait fait de ce scrutin local un référendum à portée nationale. Il confirme l'emprise totale du Premier ministre sur son parti. Dimanche soir, pour son discours au balcon du siège de l'AKP, à Ankara, il est apparu flanqué des membres de sa famille - et notamment de son fils Bilal, mis en cause ces dernières semaines dans des affaires de corruption - et de sa garde rapprochée - ministres et conseillers - sur laquelle il s'appuie...

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