Epargne retraite : le PERP, quelles contraintes ?

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Avec 109 000 nouveaux contrats signés en 2015, le PERP connaît un regain d'intérêt. Ce plan d'épargne retraite n'est cependant pas dénué de contraintes.

Un avantage fiscal qui ne profite pas à tous

La première limite du plan épargne retraite populaire concerne sa fiscalité avantageuse. Les versements effectués chaque année sont en effet déductibles des impôts, mais encore faut-il être imposable pour pouvoir en bénéficier. De plus, l'économie d'impôt réalisée dépend du taux marginal d'imposition : seules les tranches les plus élevées en profitent réellement. Il faut également savoir qu'une fois le PERP reversé sous forme de rente viagère, les sommes touchées sont imposées au même titre qu'une pension de retraite classique.

Une épargne bloquée jusqu'à la retraite

Deuxième contrainte : les sommes placées sur un PERP sont intégralement bloquées jusqu'au départ en retraite, et le contrat ne peut être résilié. Seuls certains cas bien précis permettent de récupérer son épargne de manière anticipée, comme la survenue d'une invalidité lourde, le décès du conjoint ou encore une situation de surendettement. Par ailleurs, il est impossible de connaître le montant de sa future rente au moment de la signature du contrat, ce dernier étant fonction des taux de conversion en vigueur à la date du départ en retraite.

Des frais non-négligeables

Dernier inconvénient du PERP : ce plan d'épargne retraite implique le paiement de frais généralement élevés, comme des frais de versements pouvant atteindre 5 % et des frais de gestion sur l'encours géré tournant autour de 0,90 %.

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