Épargne logement : emprunter avec un PEL sera plus intéressant

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Dès le 1er février, le taux de l’épargne logement tombera de 2,5 % à 2 %, mais le crédit immobilier proposé sera plus attractif. Dans quatre ans il sera toujours possible d’emprunter à 3,2 %.

Les particuliers qui ne détiennent pas encore de PEL ont donc encore jusqu’au 31 janvier pour en souscrire un rapportant 2,5 % (2,11 % après prélèvements sociaux). Ce rendement, plutôt attractif, sera acquis définitivement, le taux du PEL n’étant pas révisé en cours de route, comme c’est le cas avec le livret A. «Avec une rémunération de 1,69 % net d’impôt, le PEL sera moins intéressant pour les épargnants», estime Cyril Blesson, associé chez Pair Conseils.

À l’avenir, le match livret A-PEL sera plus serré. «Un peu mieux rémunéré, le PEL pourra toujours être utilisé comme une alternative au livret A pour ses liquidités. Mais le livret reste plus souple, car on peut récupérer son épargne à tout moment», poursuit Cyril Blesson. Sur le PEL, l’argent des épargnants doit rester investi au moins quatre ans.

Le ministère des Finances a finalement décidé de déroger une nouvelle fois à la règle en maintenant le taux du livret A (et du LDD) à 1 %. Une bonne nouvelle pour les épargnants. Bercy a également contourné la règle fixant le taux du plan d’épargne logement (PEL) depuis 2011. Depuis la réforme de Christine Lagarde, il était prévu que la rémunération de ce placement sans risques ne pourrait pas tomber sous 2,5 %. Or, le taux des nouveaux PEL souscrits à partir du 1er février tombera à 2 %. Soit 1,69 % après prélèvements sociaux (15,5 %). «Il s’agit d’un niveau cohérent avec celui des autres produits d’épargne existant sur le marché», a justifié le ministère des Finances. Dans le contexte de taux d’intérêt extrêmement bas (l’OAT à 10 ans est à 0,66 %), seule l’assurance-vie rapporte plus.

Bonne nouvelle, à partir du 1er février, le taux du crédit immobilier des PEL sera également abaissé. Les épargnants qui choisiront de souscrire un emprunt à l’issue de la phase d’épargne de quatre ans (92.000 euros au maximum), s’endetteront à 3,2 % contre 4,2 % aujourd’hui. Ce taux est éloigné de la réalité du marché des crédits immobiliers (2,36 % en moyenne). Mais qu’en sera-t-il dans quatre ans lorsque les premiers emprunts pourront être souscrits avec les nouveaux PEL? «3,2 % est traditionnellement un taux bas sur le marché des crédits immobiliers», souligne Maël Bernier, chez Meilleurtaux.com.

Le PEL qui perdra prochainement de son lustre comme placement traditionnel pourrait retrouver des couleurs en tant qu’épargne logement. «Le produit devient attractif pour les futurs emprunteurs. L’épargne accumulée pourra le jour venu servir d’apport personnel», estime Sandrine Allonier, chez Vousfinancer.com. «Les parents pourront aussi prendre date en ouvrant un plan à leurs enfants. Et ils pourront aussi le cas échéant leur céder leurs droits à prêt», ajoute-t-elle. Ceux qui souscriront un prêt immobilier pour acquérir leur résidence principale bénéficieront en outre de la prime d’État (1000 ou 1525 euros pour les logements verts).

Ces dernières années, le PEL est devenu populaire. L’an dernier, les Français ont déposé environ 12 milliards d’euros sur leurs plans, alors qu’ils ont retiré près de 6 milliards de leurs livrets A (à fin novembre). Reste à savoir s’ils se laisseront aussi séduire par le nouveau PEL.

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