Enzo Zidane devra s'y faire

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Enzo Zidane devra s'y faire
Enzo Zidane devra s'y faire

Enzo devra s'y faire. S'il parvient à devenir pro, en équipe première, il devra s'habituer à cet incessant casse-tête : être discret pour échapper à l'ombre immense de son père tout en se faisant remarquer pour son jeu. Mardi à Charlety, il était au centre des attentions avec son numéro 10 floqué sur son maillot blanc. Le meneur de jeu des Merengue a été pris en photo sous toutes les coutures par les grands noms de la presse sportive photographique, Jean Baptiste Autissier et Franck Faugère en tête. Tous les médias ou presque étaient là pour voir à quoi ressemblait ce numéro 10 qui se faisait appeler Enzo sur son maillot, Fernandez sur la feuille de match mais que tout le monde attendait vulgairement comme le « fils Zidane. » Et sur le terrain, ceux qui ne l'avaient jamais vu jouer ont été plutôt déçus par celui qui vient d'être appelé en sélection U19 française. Et s'ils le jugent sur une seule prestation moyenne, les critiques sur son jeu pourraient être sévères. Car Enzo Zidane vaut mieux que sa production parisienne. Et surtout parce qu'il sera toujours comparé à son père, et qu'il sera difficile de faire mieux que lui.

Sous les yeux de Véronique et Zinédine Zidane

Positionné au c?ur du jeu, « Enzo » a eu du mal à se dépatouiller du marquage adverse, même si l'entraîneur du PSG n'avait pas mis en place de plan anti-Enzo. Peu utilisé par ses partenaires, il a erré entre les lignes sans jamais pouvoir trouver ses partenaires de ses belles transversales. Et il n'a pu s'essayer qu'une fois à la frappe, sans succès. Mais sur certaines prises de balle, il a aussi donné de belles promesses. Mais comme tout le Real Madrid a peiné après avoir bien démarré, Enzo Fernandez Zidane, sous les yeux cajoleurs de sa maman et le regard scrutateur de son papa, caché au fond de la corbeille présidentielle, sous son bonnet noir, a souffert. Et à la pause, c'est le visage marqué par la frustration qu'Enzo est rentré au vestiaire, suivi de loin du regard par sa mère. Privé de son habituel avant-centre, Juanjo, le Real Madrid n'a jamais trouvé la profondeur. De retour après la pause, Enzo Fernandez Zidane a bien cru sortir après l'exclusion avant l'heure de jeu du défenseur central Hector Rodriguez. Mais Luis Ramis préfère alors remplacer son capitaine Ismael Cerro pour faire entrer le défenseur Ivan Saez.

Une sortie prématurée à l'heure de jeu

A dix contre onze c'est quasiment au poste d'avant-centre qu'Enzo continue mais à l'heure de jeu, Ramis le sort au profit d'Agoney Gonzalez. Un changement qui aurait pu arriver plus tôt sans l'exclusion même si après le match son entraîneur a estimé qu'il avait « fait ce qu'il lui avait demandé en se mettant bien dans les intervalles. » Une sortie sous les applaudissements nourris du  public, signe que par certains gestes, il a séduit. C'est assis sur le banc qu'il assistera à la fin de cette rencontre. Une fin de match où le PSG,  qui avait frappé le poteau par Kingsley Coman, son meilleur élément, en première période, voit Hervin Ongenda solliciter Sergio Rodriguez sur un coup franc vicieux (66eme). Et puis, il a bondi avec ses partenaires pour aller saluer le buteur de la 72eme minute, Javier Sanchez. Passablement agacés par l'arbitrage à la maison de Petr Ardeleanu, les Merengue passent en tête sur le terrain et font le grand saut vers les demi-finales de la Youth League, à Nyon. Une nouvelle occasion pour Enzo Fernandez Zidane, heureux comme le gosse qu'il est en rentrant aux vestiaires, de se faire un nom et un prénom sous les yeux de Michel Platini, un autre ancien pensionnaire de la Juventus de Turin... « Suiza » a-t-il hurlé à ses partenaires dans les travées de Charlety : la Suisse, prochaine étape de la progression du joueur.

De notre envoyé spécial à Charléty

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