Environ 200 migrants affrontent la police sur l'île de Lesbos

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(Ajoute déclarations d'un maire, Amnesty, détails §4-11) ATHÈNES, 4 septembre (Reuters) - Environ 200 migrants qui tentaient de monter à bord d'un bateau ont affronté la police grecque vendredi sur l'île de Lesbos, a déclaré à Reuters un porte-parole des gardes-côtes. Des images diffusées par la télévision ont montré des hommes lançant des pierres sur des policiers qui ont riposté en faisant usage de gaz lacrymogènes, selon un journaliste de la chaîne de télévision ANT1. "Environ 200 migrants qui ne sont pas enregistrés ont tenté de monter à bord d'un ferry et ils ont été repoussés par la police et les gardes-côtes", a dit le porte-parole, Nikos Lagkadianos. Le maire de Mytilène, la principale ville de l'île, a lancé un appel à l'aide à l'antenne de la télévision publique ERT. "Cela fait maintenant quatre mois que je dis que je tiens une bombe entre mes mains et que la mèche est en train de se consumer lentement", a dit Spyros Galinos. "Il y a deux jours, j'ai envoyé une lettre demandant de déclarer l'île en état d'urgence. Aujourd'hui, je demande au Premier ministre (Alexis Tsipras) une aide immédiate. La situation est devenue ingérable." Les conditions d'accueil des réfugiés sur l'île ont déjà été critiquées, y compris par l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Vendredi, Amnesty International a dit avoir été témoin d'une violente attaque contre des réfugiés à Kos, une autre île grecque où affluent les migrants depuis des semaines. Les migrants ont été attaqués par quinze à vingt personnes armées de battes de baseball et criant des insultes. Un bateau transportant près de 2.500 migrants en provenance de plusieurs îles grecques est arrivé vendredi matin à Athènes. "C'est un voyage très difficile", a déclaré Mohad, un réfugié originaire de Damas âgé de 27 ans. "Nous avions très soif et très faim sur l'île de Farmakonisi. Là, nous souffrons de tout un tas de choses. Mais nous espérons arriver dans un endroit spécifique comme l'Allemagne ou la Suède ou tout autre pays qui pourra nous protéger." Lors d'une visite à Kos, le premier vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans a déclaré qu'Athènes devait recevoir 33 millions d'euros de fonds européens pour faire face à l'arrivée de réfugiés. Le gouvernement grec a demandé cette semaine 700 millions d'euros au total. (Angeliki Koutantou et George Georgiopoulos,; Nicolas Delame et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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