Entrepôts : une année en demi-teinte

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Le secteur résiste grâce au commerce électronique.

Le ralentissement économique touche le marché des entrepôts. 2014 est en recul par rapport à 2013 qui a été une bonne année avec le placement de 2,6 millions de mètres carrés. Les experts tablent sur 2,2 millions de mètres carrés cette année. «La logistique est corrélée à la consommation des ménages, à la production industrielle et aux échanges commerciaux internationaux. La prise de décision et les délais de réalisation des projets immobiliers des entreprises en existant ou en clés en main s’allongent quand ces indicateurs ne sont pas au beau fixe», souligne René Jeannenot, responsable du pôle activité-logistique chez BNP Paribas Real Estate.

Le secteur a résisté grâce à la croissance du commerce électronique. Les acteurs de la distribution sur Internet ont besoin de stockage pour satisfaire les consommateurs qui devraient dépenser 56 milliards d’euros cette année en achats sur le Web. La logistique bénéficie également des changements qui touchent la grande distribution. Ces deux métiers doivent réorganiser leur supply chain qui joue un rôle essentiel dans leur stratégie. «La demande s’est caractérisée par un retour en force des prestataires logistiques dont les contrats sont en grande partie liés aux acteurs de la grande distribution. Les chargeurs industriels, davantage touchés par la conjoncture, sont en repli», constate Didier Malherbe, directeur général adjoint chez CBRE.

Les clients négocient

Le marché est de bonne tenue en région Île-de-France qui confirme sa place de premier marché régional. Plusieurs transactions importantes clés en main, à la location ou à la vente, ont été signées. Des entreprises se sont équipées d’entrepôts de grande taille, dits XXL. Toys’R’Us a signé pour un entrepôt de 50 700 m2 à Saint-Fargeau-Ponthierry. Auchan pour 51 000 m2 à Serris. SDV pour 39 100 m2 à Roissy. C&A pour 34 200 m2 à Villenoy.

Le marché lyonnais et celui du couloir rhodanien confirment leur position de second marché régional. Le Nord et le Sud peinent à retrouver un certain dynamisme.

Côté loyers, «le niveau est stable et reste bas. Le marché est l’un des plus compétitifs d’Europe. Les utilisateurs négocient notamment en Île-de-France pour contrebalancer une fiscalité écrasante», affirme René Jeannenot.

Les valeurs locatives affichent de fortes différences. En province, elles peuvent démarrer à 32 euros par mètre carré par an pour de l’ancien et grimper entre 44 et 49 euros par mètre carré dans le récent et le neuf. En Île-de-France, les prix évoluent entre 45 et 58 euros par mètre carré avec des pointes entre 60 et 70 euros par mètre carré pour des équipements clés en main respectant les dernières normes environnementales.

«Les utilisateurs et les investisseurs sont très sensibles à la certification Afilog. Les collectivités sont aussi vivement intéressées par le développement durable et souhaitent des bâtiments économiques propres à la périphérie des villes», observe Didier Malherbe.

Les investisseurs saisissent les opportunités offertes par ce marché en demi-teinte pour faire leurs emplettes. Les «pure players» comme Prologis et Segros sont très présents.

Des investisseurs internationaux, comme le fonds Blackstone, qui sont désireux de diversifier leurs actifs, s’intéressent à ce marché qui peut offrir un rendement de 7 % contre 4,5 % pour les bureaux. Certains acquièrent même de vieux entrepôts dotés d’un superbe emplacement. Résultat, 1,5 milliard d’euros devrait être investi cette année.

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