Entre Séoul et Tokyo se dresse une île perdue

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Le Figaro a pu se rendre sur ces rochers, hautement sécurisés par la Corée du Sud, que revendique le Japon.

Il est le pêcheur le mieux protégé du Pacifique. À 73 ans, Kim Sung-do et son épouse ont 45 gardes du corps pour surveiller leur maison nichée dans le repli d'une falaise vertigineuse, au ras des vagues. «Je suis le roi de Dokdo! J'y resterai jusqu'à la mort», plastronne le vieil homme basané, seul résident de ces deux îlots déchiquetés par les vents, contrôlés par la Corée du Sud et réclamés par le Japon sous le nom de Takeshima. Sous l'austère piton de 168 mètres strié par les bourrasques, le soleil darde ses rayons sur le petit débarcadère en béton. Mais, les trois quarts de l'année, les températures glaciales, les tempêtes et la houle transforment en enfer les «rochers Liancourt», ainsi baptisés par les baleiniers français au XIXe siècle, interdisant même aux navires d'accoster. Pendant des siècles, seule une colonie de lions de mer a trouvé refuge sur ces lieux «inhabités», selon les Anales hydrographiques de 1856.

Pourtant, Séoul a install

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