Entre Séoul et Tokyo, l'îlot de la discorde

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Trente-cinq ans de colonisation de la péninsule par le Japon impérial et des siècles de guerre ne se laissent pas oublier.

Même la trêve olympique en a fait les frais. En brandissant bien haut une pancarte proclamant «Dokdo est notre territoire!», vendredi à Londres à l'issue du match remporté face au Japon, le milieu de terrain sud-coréen Park Jong-woo s'est attiré les foudres du CIO, qui l'a privé de sa médaille de bronze pour avoir mentionné l'île de la discorde. Il faut dire que ce match pour la troisième place du tournoi olympique de football opposant les «diables rouges» de Séoul à leur ancienne puissance coloniale s'est déroulé sous haute tension. Le matin même, à 9000 km de là, le président sud-coréen, Lee Myung-bak, effectuait une visite surprise sans précédent à Dokdo, ce rocher strié par les vents, planté au large des côtes des deux puissances rivales et dont Tokyo clame la souveraineté sous le nom de Takeshima. Une première historique pour un chef d'État sud-coréen et une véritable provocation aux yeux du Japon.

En signe de protestation, le gouvernement nippo

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