Entre Reims et le Gazélec, un seul est vraiment en danger

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A égalité de points au classement, Reims et le Gazélec Ajaccio semblent partis pour se disputer le droit de rester en Ligue 1 lors des six dernières journées. Sans perdre de vue un éventuel retour de Toulouse, les Rémois ont bien plus à perdre que les Gaziers en cas de relégation.

C’est le lot des fins de saison. Des duels à distance à tous les niveaux ou presque, le PSG ayant plié le suspense dans la course au titre dès la 30eme journée. Si tous les regards sont aujourd’hui focalisés sur la lutte que comptent se mener Monaco, Lyon, voire Rennes et Nice pour la deuxième place, d’autres luttent pour leur survie. C’est le cas de Reims et du Gazélec Ajaccio, à égalité de points au classement à six journées de la fin de la saison. Incapables de prendre des points lors des deux dernières journées, les deux formations ont vu la concurrence s’éloigner presque irrémédiablement (hormis Montpellier), quatre points devant. Même Toulouse, qu’on pensait condamné, s’est rapproché et pointe à quatre longueurs.

Laurey : « C’est déjà presque un exploit d’être là »

Alors dès ce week-end, c’est un nouveau championnat qui débute pour Rémois et Ajacciens. Un championnat d’usure, où plus que des points à prendre, il faudra faire mieux que son concurrent. Pour commencer, Reims accueillera Nantes ce samedi pendant que les Corses se rendront à Angers. « Les deux derniers matchs sont des déceptions. Au-delà des défaites, il faudra en faire plus si on veut mériter un résultat positif. Aujourd’hui, si on est 18eme de Ligue 1 après 32 journées, c’est que c’est notre place », a soufflé Thierry Laurey, l’entraîneur du GFCA, en conférence de presse. Pourtant, le coach ajaccien n’a pas l’intention de mettre la pression sur ses joueurs. Dernier budget (et de loin) du championnat, le Gazélec Ajaccio n’a quasiment rien à perdre dans cette élite qui ne lui ressemble pas. « On peut avoir le plus petit budget et s’en sortir, ce n’est pas infaisable. Je trouve que c’est déjà limite un exploit d’être là où on en est aujourd’hui. Et si on se maintient, ce sera formidable. Ça nous permettra surtout de voir un peu plus loin. Tant que c’est réalisable, j’y crois. »

Oniangué : « Si on a peur, autant arrêter tout de suite »

Pas encore doté d’infrastructures de Ligue 1 moins d’un an après sa première accession dans l’élite, le club corse ne vivrait pas un rapide retour à l’étage inférieur comme un échec. Tout le contraire de Reims. Après un long passage au purgatoire, ce club historique du football français a des ambitions. Parmi lesquelles celle de s’inscrire à long terme au plus haut niveau. Doté du douzième budget de L1, le Stade Rémois verrait son projet de reconstruction brisé dans son élan en cas de relégation. « On ne joue pas seulement pour nous mais pour le club, les salariés, le centre de formation, les supporters, admet Prince Oniangué, de retour de blessure ce week-end. C’est vrai que c’est usant pour tout le monde mais c’est comme ça. Ces deux dernières années, on a lutté pour le maintien, il faut affronter cette situation. Si on a peur, autant arrêter tout de suite… »

A force de lutter, on finit souvent par tomber

Deux écoles s’affrontent au sujet de cette récurrence à jouer le maintien. Pour certains, c’est une expérience qui sert pour les années suivantes. Pour d’autres, c’est un combat usant qui finit par causer votre perte. Ces dernières années, les exemples de Sochaux, Ajaccio et Evian tendent davantage vers la deuxième option. Alors Reims peut légitimement craindre pour sa survie dans l’élite. « Aux joueurs aussi de prendre leurs responsabilités, tance Olivier Guégan. Le money time va aussi dépendre d'eux, de ce qu'ils ont envie de vivre dans cette fin de saison. J'ai envie qu'ils aillent chercher leur objectif qu'est le maintien. Je suis avec eux à 200% mais il y a des leaders dans cette équipe et j'attends beaucoup d'eux. Maintenant, il faut des hommes et je ne me fais pas de soucis parce que je sais qu'on va répondre présent. » Nantes puis Troyes sont au programme du Stade de Reims. Avant de se coltiner Nice, Marseille et Lyon, les coéquipiers d’Aissa Mandi seraient bien inspirés de prendre des points. Et vite.
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