Entre l'Elysée et Matignon, il y a toujours eu des conflits

le
0
Entre l'Elysée et Matignon, il y a toujours eu des conflits
Entre l'Elysée et Matignon, il y a toujours eu des conflits

C'est un classique sous la Ve République : les relations entre le chef de l'Etat et son Premier ministre restent rarement au beau fixe.

 

Entre Charles de Gaulle et Georges Pompidou, tout s'est gâté en mai 1968. Pendant six ans, ils ont travaillé ensemble sans accroc. Mais la crise étudiante jette un pavé dans la mare de l'exécutif. Alors que le général part en Allemagne, Pompidou, partisan de l'apaisement, reste seul aux commandes et trouve une issue à la crise. La victoire aux législatives est largement due à la popularité du Premier ministre, ce qui agace de Gaulle. Les tensions et les désaccords contraignent Pompidou à la démission le 10 juillet 1968.

 

En 1969, élu à l'Elysée, Pompidou nomme Jacques Chaban-Delmas à Matignon. Mais, dès le discours de politique générale prononcé par le chef du gouvernement, le président fronce ses épais sourcils. Leurs divergences grandissent : Chaban est proche de la gauche réformiste, Pompidou plus conservateur, à l'image des gaullistes qui finissent par obtenir son départ en 1972.

 

Ambitions et vexations

 

Entre Valéry Giscard d'Estaing, élu en 1974, et Jacques Chirac, qu'il nomme aussitôt à Matignon, le courant n'est jamais passé. Les ambitions du jeune loup irritent VGE, quand son Premier ministre ne supporte pas ce président trop centriste qui le bride en s'occupant de tout. Voire l'humilie, comme lorsqu'il invite le couple Chirac pour un déjeuner au fort de Brégançon... avec son professeur de ski. Un mois plus tard, en juillet 1976, Chirac claque la porte, défiant ouvertement Giscard en créant le RPR, parti destiné à le porter à l'Elysée.

 

Chirac échoue au 1er tour de la présidentielle en 1981, mais il gagne les législatives de 1986 : il gardera un si mauvais souvenir de sa très dure cohabitation avec François Mitterrand à l'Elysée qu'en 1993 il préférera envoyer à Matignon Edouard Balladur, qui ne tardera pas à céder à la ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant