Enseignants pédophiles : 27 radiations prononcées en 2015

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Enseignants pédophiles : 27 radiations prononcées en 2015
Enseignants pédophiles : 27 radiations prononcées en 2015

L’Éducation nationale poursuit son grand nettoyage contre les actes de pédophilie. Près d'un an après la révélation des dysfonctionnements de l'institution, au travers, notamment, de l'affaire de Villefontaine, Najat Vallaud-Belkacem vient d'annoncer qu'il y avait eu 27 radiations en 2015. 27 cas d'enseignants et de personnels des écoles interdits désormais de travailler pour l’Éducation nationale.

En 2014, seize révocations avaient été prononcées. Ces 27 cas, « ce sont essentiellement des hommes, mais cela peut aussi concerner des femmes et cela est tout aussi grave », a expliqué la ministre sur RTL, précisant qu'il s'agissant de personnes travaillant dans le premier et le second degré. « Un adulte, un professeur, un agent de l'administration, dès lors qu'il a été condamné, ne peut plus exercer auprès des enfants. Il faut que nous résolvions tous les dysfonctionnements que nous avons vus » à l'occasion de l'affaire de Villefontaine.

Le 25 mars 2015, le directeur de l'école de Villefontaine (Isère) était mis en examen pour des viols et attouchements sur plusieurs élèves. Il avait continué à exercer son métier, entre l'Isère et le Rhône, alors qu'il avait été condamné en 2008 pour possession d'images à caractères pédopornographiques. La ministre avait alors assuré que l’Éducation nationale n'avait jamais été prévenue de cette condamnation. Plusieurs affaires avaient surgi, comme à Rennes, ou resurgi, comme en Savoie, où un prof devrait bientôt être jugé aux assises pour l'agression de 33 fillettes.

Dans la foulée de ce scandale, Najat Vallaud-Belkacem et la ministre de la Justice d'alors, Christiane Taubira, avaient rédigé une loi rendant obligatoire la transmission des condamnations. Le texte avait été retoqué par le Conseil constitutionnel. « Nous la réadoptons, a assuré la ministre. Nous n'avons pas attendu sa mise en œuvre formelle pour changer nos procédures, il y a (désormais) ...

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