Enquête sur Moscou-Deux ex-membres de l'équipe Obama auditionnés

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    WASHINGTON, 8 mai (Reuters) - Deux responsables de 
l'administration de l'ex-président Barack Obama vont être 
auditionnés ce lundi dans le cadre de l'enquête du Sénat sur les 
soupçons d'ingérence de la Russie dans le processus électoral 
américain de 2016 et une collusion éventuelle entre l'équipe de 
campagne de Donald Trump et Moscou. 
    Sont appelés à témoigner devant la sous-commission 
judiciaire du Sénat chargé des affaires de crime et de 
terrorisme James Clapper, ancien directeur du Renseignement 
national, et Sally Yates, ancienne Attorney General adjointe 
(numéro deux du département de la Justice). 
    Plusieurs commissions du Congrès ont ouvert des enquêtes 
depuis que des agences du renseignement américain ont conclu que 
le président russe, Vladimir Poutine, avait ordonné des 
piratages informatiques visant le Parti démocrate, afin de jeter 
le discrédit sur les élections et d'inciter les électeurs à 
pencher pour le républicain Donald Trump, qui l'a emporté le 8 
novembre. 
    Moscou a démenti toute ingérence dans la campagne et Donald 
Trump a lui aussi rejeté les accusations, laissant au contraire 
penser que Barack Obama pourrait avoir mis sur écoutes sa Trump 
Tower à New York ou que la Chine pourrait être à l'origine de 
certaines cyberattaques. Aucun élément n'est venu étayer de tels 
soupçons. 
    L'audience publique de ce lundi sera la première au cours de 
laquelle seront entendus des responsables de l'ex-administration 
Obama. 
    Début janvier, alors qu'il était encore à son poste, James 
Clapper avait déclaré que la Russie avait tenté d'influencer le 
résultat d'élections dans une "vingtaine" de pays. Clapper a 
quitté ses fonctions le 20 janvier, au moment de l'investiture 
du nouveau président. 
    Sally Yates devrait dire lundi aux sénateurs que le 26 
janvier, alors qu'elle servait comme désignée Attorney General 
par intérim, avant d'être destituée par Donald Trump, elle avait 
averti Don McGahn, conseiller de la Maison blanche, que le 
conseiller à la sécurité nationale d'alors, Michael Flynn, 
n'avait pas dit la vérité sur les conversations qu'il avait eues 
avec Sergueï Kisliak, ambassadeur de Russie à Washington, 
concernant les sanctions économiques américaines contre la 
Russie. Michael Flynn a démissionné au bout de moins d'un mois à 
la tête du Conseil national de sécurité. 
 
 (Patricia Zengerle; Eric Faye pour le service français) 
 
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