Enquête sur les «ghettos» français

le
34
Enquête sur les «ghettos» français
Enquête sur les «ghettos» français

Les mots de Manuel Valls, pourtant lourds de sens, n'ont provoqué qu'une contestation symbolique, notamment de l'opposition de droite. Il existe en France « un apartheid territorial, social, ethnique », a lancé le Premier ministre. Même si l'analogie avec l'ancien régime sud-africain n'est en rien fondée, Valls n'a fait qu'exprimer une évidence pour une grande majorité de Français : selon un sondage Odoxa pour notre journal, deux tiers d'entre eux ne sont pas choqués par ses propos.

L'histoire de ces trente dernières années est jalonnée de lois, d'incitations fiscales, de mises en place d'organismes et de ministères destinés à traiter les problèmes de discrimination et de ségrégation par tous les bouts. A commencer par celui de l'urbanisme et du logement. La prise de conscience n'est donc pas nouvelle.

Briser la mécanique infernale

Dix ans après les émeutes de Clichy-sous-Bois et, même si aucune relation directe ne peut être établie, deux semaines après les carnages de « Charlie Hebdo » et de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes, l'appel de Valls à une « grande mobilisation » pour les quartiers est salué par tous. Mais quels résultats les 90 Mds¤ investis depuis les années 1980 ont-ils produits ? Dans ces cités, requalifiées banlieues puis quartiers, rien ne semble changer -- hormis des logements rénovés --, au contraire. Le chômage y est de plus en plus élevé, le niveau de vie au plus bas et le repli communautaire plus puissant. Le cercle vicieux du déclassement, de la défiance réciproque et de l'exclusion semble inéluctablement enclenché.

Et pourtant, de la Seine-Saint-Denis aux quartiers Nord de Marseille, ils sont nombreux à vouloir briser cette mécanique infernale. Et beaucoup réussissent. Pour accélérer cette « déghettoïsation », le gouvernement évoque des « politiques positivement discriminantes ». Le temps est-il venu de casser certains tabous en autorisant ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • knbskin le lundi 26 jan 2015 à 09:18

    Ce niveau de vie ne fait qu'entretenir le frustration de ceux qui en sont bénéficiaires. Leur seul horizon d'illettrés chômeurs à vie et même héréditaires, c'est justement ces aides sociales, ou bien la délinquance. Ca fait des quartiers drôlement sympas. Mais leur problème n'est pas FINANCIER. C'est un problème d'encadrement des populations par quelqu'un d'autre que le dealer ou l'imam salafiste. :(

  • knbskin le lundi 26 jan 2015 à 09:15

    Ben oui, jpam, mais ces lieux n'en sont pas moins des chancres. De toutes façons, ne pas oublier que les minima sociaux franchouillards permettent d'assurer à celui qui ne FAIT RIEN un niveau de vie (environ 1 000 Euros mensuels) comparable au niveau de vie moyen de pas mal de pays EUROPEENS.

  • zoila5 le lundi 26 jan 2015 à 08:13

    Vous croyez en Valls ? Lui et son idéologie vous ont mis dans cette situation... Ce n'est pas eux qui vont vous en sortir...

  • ZvR le dimanche 25 jan 2015 à 23:28

    40 de politique d'immigration basée uniquement sur des considérations électoralistes sans se soucier de plus de choses que de savoir si ces immigrés votaient pour la droite ou la gauche, et instrumentalisation massive avec suppression de tout débat constructif avec rédunction au gentil sos racisme et au méchant front national, jusqu'au our ooù cela est revenu électoralement dans la figure du PS qui fait mine aujourd'hui de découvrir l'eau chaude et vient prendre des postures moralisatrices ...

  • kpm745 le dimanche 25 jan 2015 à 22:13

    La question est pourquoi avoir donné la nationalité française à cette population

  • alai4285 le dimanche 25 jan 2015 à 22:07

    InvHabil - Pourquoi une discrimination positive pour les jeunes des quartiers ? il y a un sérieux problème d’emploi pour tous les jeunes, même pour les diplômés.

  • invHabil le dimanche 25 jan 2015 à 19:10

    Il y a bien une discrimination positive pour les handicapés, pourquoi pas pour les jeunes des quartiers ? A force de discriminer on en est arrivé à une situation où les plus jeunes ont des frères sur-diplômés et majors de leur promos sans emploi ou avec des emplois sous-qualifiés. Ils se détournent de l'école et s'enfonce dans la délinquance, ne voyant pas d'avenir pour eux. La valeur Egalité (devant l'embauche) de la République devrait logiquement aboutir aux quotas...

  • saggy le dimanche 25 jan 2015 à 18:38

    nos politiques sont là de passage, pour s'assurer un bon poste et placer les copains qui placeront leurs enfants et ainsi de suite.... l'avenir de la France ils s'en moquent depuis exactement 50 ans... alors il faut bien payer un jour ou l'autre !

  • 445566ZM le dimanche 25 jan 2015 à 18:31

    Les politiciens ne veulent pas voir que pour ralentir la dégradation de la France il faut maîtriser nos frontières. Les immigrés ont besoin de l'aide, mais la plupart n'a jamais travaillé 8 heures par jour. Les gouvernants engendrent actuellement les problèmes qui exploseront dans quelques années. Jetons Shengen aux orties. Qui a dit "politiquement incorrect" ?

  • 2445joye le dimanche 25 jan 2015 à 18:21

    Il manque évidemment des éléments essentiels dans ces statistiques et ces courbes: les données ethniques et culturelles. En France, c'est streng verboten. Et pourtant, comment peut-on prétendre pouvoir traiter correctement un problème si on se refuse à en analyser les composantes?