Enquête sur les biens en France de Rifaat al Assad

le
0
ENQUÊTE SUR LES BIENS IMMOBILIERS DE RIFAAT AL ASSAD
ENQUÊTE SUR LES BIENS IMMOBILIERS DE RIFAAT AL ASSAD

PARIS (Reuters) - Une enquête préliminaire a été ouverte lundi par le parquet de Paris sur les investissements dans l'immobilier en France de Rifaat al Assad, l'oncle du dirigeant syrien et opposant au régime, a-t-on appris de source judiciaire.

Deux associations, Sherpa et Transparence International France, ont porté plainte à la mi-septembre contre Rifaat al Assad, qu'elles soupçonnent d'avoir acquis tout ou partie de son patrimoine en France avec de l'argent amassé illégalement.

Selon le journal Le Monde, ce patrimoine s'élèverait à environ 160 millions d'euros.

La plainte vise Rifaat al Assad pour corruption, recel de corruption, blanchiment aggravé, recel de détournement de fonds publics, recel d'abus de biens sociaux et recel d'abus de confiance.

Des proches de l'ancien dirigeant syrien affirment que ces investissements sont complètement transparents.

Condamné à l'exil après avoir tenté de prendre le pouvoir contre son propre frère, le père de Bachar al Assad, Rifaat al Assad entend lui aussi porter plainte pour dénonciation calomnieuse, a déclaré son avocat, Me Marcel Ceccaldi.

"On est dans le délit patronymique", a-t-il dit à Reuters en rappelant que son client est un opposant en exil en France et en Espagne depuis 1984 et qu'il pourrait contribuer à l'installation d'un pouvoir de transition en Syrie.

Rifaat al Assad possède notamment un hôtel particulier avenue Foch, dans le 16e arrondissement, et une quarantaine d'appartements situés dans deux immeubles, l'un avenue du président Kennedy, dans le 16e, et l'autre Quai André-Citroën, dans le 15e.

L'un de ses fils, Siwar al Assad, soutient que son père a été financé à partir de 1984 "par des Etats, des dirigeants et des amis à l'étranger".

"Nous sommes complètement transparents dans nos investissements, rien n'a été fait dans le secret, l'origine de nos fonds est complètement légale. Nous sommes prêts à fournir toutes les preuves à la justice", a-t-il dit la semaine dernière à France Info.

Il explique que le roi d'Arabie Saoudite lui aurait par exemple cédé une propriété de 45 hectares et un haras dans le Val-d'Oise.

Rifaat al Assad aurait ensuite "simplement fait fructifier" ses avoirs pour se constituer sa fortune.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant